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Afrique du Sud

1 219 912 km²
42 718 530 habitants
Capitale : Pretoria (Le Cap : capitale législative ; Bloemfontein : capitale judiciaire)
Langues officielles : Afrikaans, Anglais, Ndebele, Pedi, Sotho, Swazi, Tsonga, Tswana, Venda, Xhosa et Zoulou


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Courtesy of The General Libraries, The University of Texas at Austin


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Thalès-Zuma devant le tribunal

L’affaire de la vente d’armes et matériel militaire à l’Afrique du Sud par plusieurs pays occidentaux, dite Arms Deal, va –t-elle trouver son épilogue devant les tribunaux sud-africains au mois de juin prochain ? Le dernier appel en recours par Jacob Zuma et Thalès, l’entreprise française connue pour ses liens sulfureux avec le régime d’apartheid et sa pratique de pots de vin pour obtenir des marchés, vient d’être rejeté par la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud. Si la santé de Jacob Zuma et la pandémie de Covid-19 ne viennent pas entraver le cours de la justice, le procès doit ouvrir le 23 juin. Les arguments de Thalès persistant à dire qu’aucune transgression dans ce marché pour équiper les corvettes de matériel électronique n’avait été commise, n’ont pas été retenus. On ne sait pas encore qui sera sur le banc des accusés pour représenter Thalès. La dernière fois, en avril 2018, c’est la vice-présidente, Christine Guerrier, qui avait tenu ce rôle peu glorieux.

Mandat d’arrêt pour l’ancien président Jacob Zuma

Le tribunal de Pietermariztburg vient d émettre un mandat d’arrêt pour Jacob Zuma qui au lieu de répondre à la demande de comparution à envoyer un certificat médical. Ce mandat d’arrêt est valable jusqu’au 6 mai, date à laquelle son procès pour corruption, fraude, racket concernant l’achat d’armes pour rénover les forces armées sud-africaines, le fameux « Arms deal », doit reprendre. Ce procès maintes fois retardé concerne aussi la compagnie d’armement française Thalès accusée d’avoir versé une rente annuelle de 500 000 rands à Jacob Zuma pour qu’il assure « la protection politique » de Thalès contre toute enquête concernant la vente d’armes. Le certificat médical fourni par l’avocat de Jacob Zuma n’a pas convaincu la juge Pillay qui a qualifié ce papier tamponné par un hôpital militaire de « soi disant certificat médical » car il ne porte ni date, ni le nom du médecin, ni la maladie dont souffre le patient. L’avocat a dénoncé la brutalité de la justice envers son client, ce à quoi la juge a rétorqué que « Ce que le tribunal demande ce sont des preuves. Une preuve authentique, fiable que Monsieur Zuma est vraiment malade et n’est pas capable de se présenter devant le tribunal ». La défense de Jacob Zuma avait déjà avancé l’excuse de la maladie du président en affirmant qu’il était à l’étranger pour un traitement médical, mais toujours sans apporter la moindre preuve. .

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