L’actu par pays

Les dossiers

Les sites Internet

Qui sommes-nous ?

Adhérer à RENAPAS

Bulletin d’infos

Pour nous contacter

AnnMarie Wolpe, combattante de la liberté et militante pour les droits des femmes

AnnMarieWolpe, la veuve de Harold Wolpe, un des accusés du procès de Rivonia, est morte à l’âge de 87 ans dans sa maison du Cap le 14 février 2018.

Née à Johannesburg, elle rencontra son futur mari Harold Wolpe à l’université de Witwatersrand. Membre du parti communiste, Harold avait été arrêté dans la ferme de Lilliesleaf à Rivonia en même temps que plusieurs membres de la direction de l’ANC et du parti communiste. Elle réussit à le faire évader de la cellule où il était détenu au commissariat de police de Marshall Square, avec Arthur Goldreich, Mosie Moola et Abdulhai Jassat.

Pendant leur détention, autorisée à leur apporter nourriture et vêtements, elle avait glissé des limes et autres petits outils dans le pain et le poulet destinés aux détenus. Son mari glissait des notes dans le col de ses chemises sales qu’elle emportait pour les laver. Après l’évasion spectaculaire de son mari et de ses co-détenus, elle fut arrêtée, soumise à des interrogatoires musclées, puis expulsée d’Afrique du Sud.

Arrivée seule en Angleterre, elle réussit une belle carrière universitaire et un peu plus tard à installer sa famille en Grande Bretagne. Elle obtint son premier poste universitaire à l’université de Bradford dans le département des Etudes yougoslaves, où elle apprit le serbo-croate. Puis elle poursuivit sa carrière à Middlesex Université à Londres dans le département des études féministes où elle obtint son doctorat et fut un membre fondateur du journal Feminist Review, revendiquant pour l’égalité des genres dès 1979. AnnMarie Wolpe est l’auteure de trois ouvrages sur le genre et l’éducation et elle a aussi écrit son autobiographie.

A son retour en Afrique du Sud, en 1991, elle a travaillé à l’université du Cap occidental, dans le département de l’éducation jusqu’en 1998 et auprès du ministère de l’Education pour mettre en place une politique d’égalité des genres. Active jusqu’à ses derniers jours, elle fait partie de cette cohorte de femmes sud-africaines qui n’ont jamais baissé les bras face à l’adversité et combattu avec détermination le régime d’apartheid.

Publié le samedi 24 février 2018


Imprimer cet article


Envoyer cet article

© RENAPAS

Les thèmes de cet article

Afrique du Sud

Femmes

A lire également

Afrique du Sud : un tribunal populaire pour les crimes économiques

Cyril Ramaphosa va devoir affronter la saison des grèves

Cyril Ramaphosa et l’impatience de ces concitoyens

Winnie Madikizela-Mandala : ni ange, ni démon

Crise de l’eau au Cap : pour les femmes des townships, c’est Day Zero tous les jours

Violences faites aux femmes : tout dans la loi, rien dans la vie

Big boys don’t cry : violence et virilité en Afrique du Sud

Avorter en Afrique du Sud : un droit, pas une réalité



© RENAPAS
Pour nous contacter
Conception du site : AB
Site réalisé sous SPIP