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Après la décision de la Cour constitutionnelle, que va-t-il se passer en Afrique du Sud ?

La Cour constitutionnelle a tranché : le Président Zuma doit rembourser une partie des dépenses pour la rénovation de sa résidence de Nkandla d’ici 45 jours, mais ce qui est beaucoup plus grave, c’est le constat que ni le Président, ni le Parlement n’ont respecté la Constitution.

Les partis d’opposition, EFF et DA, qui avaient fait appel auprès de la Cour constitutionnelle savourent leur pleine victoire. Le Président a bien utilisé des fonds publics pour son usage personnel et doit donc rembourser les frais pour les travaux qui n’ont rien à voir avec la sécurité de sa résidence. En refusant de répondre aux recommandations de la médiatrice de la république, Thuli Madonsela, Jacob Zuma a perdu sur tous les plans : personnel car il est malhonnête et menteur, et sur le plan politique, il est indigne de son poste de président.

Si la rue se félicite de l’intégrité de la Cour constitutionnelle qui n’a cédé à aucune pression, la question qui se pose est de savoir comment gérer la crise politique. Le Parlement a failli à son devoir constitutionnel en justifiant les travaux de la résidence du Président. Pour le juge Moegang « tout est faux dans la résolution de l’Assemblée nationale de rendre nul et non avenue le rapport de la médiatrice de la république » dont la fonction est justement de veiller à ce que les droits constitutionnels soient strictement respectés.

Avec un président et un parlement accusés de violer la Constitution, le pays est confronté à une crise politique majeure. Les partis d’opposition en prenant appui sur le jugement de la Cour constitutionnelle demandent, pour le DA (Alliance démocratique), une procédure immédiate de destitution du Président, et pour le parti EFF de Julius Malema, la dissolution de l’Assemblée et la tenue d’élections anticipées.

Mais ni l’une ou l’autre de ces demandes n’ont de chance d’aboutir. La destitution du président exige une majorité parlementaire et les élus de l’Anc ne sont pas prêts à franchir le pas. La tenue d’élections anticipées ne peut avoir lieu qu’au bout de trois ans sur un mandat de cinq ans, à moins que le Président démissionne et que le parlement n’arrive pas à élire un nouveau président.

Le pays est vraiment à un tournant et attend les décisions de la direction de l’Anc qui va se réunir en urgence.

Publié le vendredi 1er avril 2016


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