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Deux jours d’action contre le péage autoroutier en Afrique du Sud

En dépit de la loi qui a été adoptée au parlement, le Cosatu ne baisse pas les bras pour s’opposer au péage autoroutier électronique entre Johannesburg et Pretoria. Des actions sont prévues dans tout le pays car la plate-forme d’action est élargie à d’autres revendications.

En ce qui concerne le péage électronique, le Cosatu rappelle qu’il a toujours été opposé au projet qui va lourdement alourdir la facture des automobilistes, pauvres et riches. Un calcul prévisionnel évalue la facture à 450 rands par mois, une somme trop importante pour la majorité des usagers qui sont obligés de prendre leur automobile pour se déplacer.

L’absence de transports publics à un prix abordable et avec une sécurité assurée est l’un des points noirs de l’Afrique du Sud aujourd’hui. Un tiers des travailleurs utilisent leurs véhicules parce qu’il n’y a pas d’autres solutions. La géographie urbaine héritée de l’apartheid oblige les populationa noires ou métisses à faire chaque jour de longues distances pour aller travailler dans les quartiers blancs où se concentrent l’l’activité économique..
 Avec le système du péage, les plus pauvres devront se contenter d’un réseau routier secondaire dans un piteux état,alors que ceux qui pourront payer rouleront sur des routes de qualité. Le Cosatu dénonce cette aggravation des inégalités.

La question du financement du réseau routier et de son entretien, selon le Cosatu pourrait être réglé autrement qu’en ajoutant une taxe pour les automobilistes. Les impôts qui sont calculés sur les revenus sont déjà un apport pour l’entretien des services publics , donc des transports. Depuis 2006 , si l’état avait ajouté une contribution de 10c sur le prix des carburants, le Cosatu affirme que la province du Gauteng aurait eu suffisamment de rentrées d’argent pour son projet d’amélioration des autoroutes.

Le Cosatu dénonce la participation d’un consortium autrichien , Kapsch Traffic Com pour la collecte du péage. Celui-ci se vantait en Juillet 2013 de pouvoir augmenter ses revenus de près de 40% dès que le péage entrerait en fonction. Ce qui démontre que la collecte du péage n’est pas faite pour améliorer la qualité des routes, mais plutôt pour gonfler les bénéfices d’une multinationale. Cette introduction du privé dans ce qui devrait être du domaine public, fait des routes une marchandise que seuls les plus aisés pourront acheter.

Le Cosatu a réussi à organiser des opérations « escargot » dans plusieurs grandes villes du pays et pour la province du Gauteng il entend poursuivre l’opération jusqu’à samedi. Un mémorandum a été déposé auprès des autorités gouvernementales et une demande d’enquête à été demandée sur d’éventuelles fraudes et corruption concernant l’attribution du marché des portiques de péages.

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le jeudi 14 novembre 2013


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