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Des emplois pour les jeunes : un enjeu économique et politique

Les dernières statistiques sur l’emploi montre une très légère embellie : le chômage a très légèrement diminué ce dernier trimestre et serait passé de 25, 6% à 24, 7 %. Mais les chiffres montrent aussi que le grave problème du chômage des jeunes n’a toujours pas trouvé de solution.

Sur 10,4 millions de jeunes de 15 à 24 ans, 3,3 millions ne sont ni à l’école ni au travail : ce sont les NEET ( Not in Employment, Education or Training). Des chiffres pas vraiment encourageants pour les candidats au matric (examen de fin d’études secondaires) qui viennent de commencer leurs épreuves et espèrent continuer leurs études ou trouver un emploi.

Pas encourageant non plus de savoir que l’Afrique du Sud a des taux d’emploi de la population adulte parmi les plus bas du monde : seulement 41,9% des adultes ont un emploi, les autres ont abandonné tout espoir d’en trouver un.

Que faut-il faire pour que les jeunes trouvent un emploi sans que les patrons licencient les plus âges ? C’est la question qui fait débat depuis près de trois ans et qui semblerait être tranchée rapidement avec la nouvelle loi sur l’emploi proposée par le Ministre des finances- et qui vient d’être adoptée par le Parlement.

Pour inciter un patron a embauché un jeune, sans expérience , mais en s’engageant à le former, le salaire serait pris en charge à hauteur de 50% pour les jeunes de 19 à 29 ans, dont le salaire serait compris entre 2000 et 6000 rands. Pour éviter les abus toute une batterie de pénalités sont prévues : 30 000 rands d’amende pour l’employeur qui licencierait de manière abusive un travailleur adulte pour embaucher un jeune dont le salaire est subventionné par l’état.

Cette disposition veut répondre aux craintes des syndicats qui voient dans cette prime à l’embauche d’un jeune un danger pour les travailleurs plus âgés et une pression à la baisse sur les salaires.

Le Cosatu, traversé par des luttes de factions et des scandales ne le met pas en position de maintenir la pression pour s’opposer à la loi qui a été saluée par tous les partis d’oppossition comme une avancée pour résoudre la crise de l’emploi.

Le Ministre des finances assure que ces mesures pour favoriser l’embauche des jeunes pourraient créer 423000 emplois. Si le patron respecte la clause de formation, le pays pourrait enfin avoir sur le marché du travail des travailleurs qualifiés qui font cruellement défaut au pays.

A quelques mois des prochaines élections et le peu d’empressement des jeunes à s’inscrire sur les listes électorales, cette loi qui doit entrer en vigueur au début de 2014 pourrait aussi être un atout électoral pour le parti au pouvoir.

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le jeudi 31 octobre 2013


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