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Medupi : encore du retard

Le projet de centrale au charbon, Medupi, ne pourra pas commencer à fonctionner à la fin de l’année 2013, mais si tout va bien, pas avant le milieu de l’année 2014. De retard en retard, de malfaçon en malfaçon, de grève en grève sur le chantier, ce méga projet risque de coûter très cher à l’Afrique du Sud.

Medupi qui devait enfin donner à l’Afrique du Sud, l’énergie dont elle a besoin pour son économie devient l’Arlésienne d’Eskom, sauf que l’immense chantier, contrairement à l’héroïne d’Alphonse Daudet, est lui bien visible. Medupi doit avoir une puissance totale de 4800 MW et la première tranche doit fournir 800 MW à Eskom qui devra encore attendre pour bénéficier de cette puissance tant attendue.

Le projet conçu dès 2007 dont on estimait alors le coût à la coquette somme de 87 milliards de rands pourrait finalement coûter 105 milliards de rands quand la première tranche sera en activité. Pour financer ce gigantesque projet, l’Afrique du Sud a emprunté 3,75 milliards de dollars auprès de la Banque mondiale, le premier emprunt international depuis la fin de l’apartheid. Qui va payer la note ?

Eskom a passé un accord avec les entreprises pour que tout délai soit pénalisé. Alstom, l’entreprise française qui fournit les turbines a déjà été pénalisée et une procédure est en cours avec Hitachi, l’entreprise japonaise, elle aussi prise en défaut.

Les deux entreprises ont constaté que les soudures étaient défectueuses et devaient être refaites, ce qui a entraîné un premier retard. Alstom doit fournir un système sophistiqué de contrôle qui ne fonctionne pas correctement. La question de fond reste la compétence de la main d’oeuvre sur place qui n’a pas été formée au niveau requis et le manque de contrôle par du personnel qualifié. Ce sont des ingénieurs en France qui essaient de trouver les solutions aux problèmes de la future centrale sud-africaine.

Comme le reconnaît le PDG d’Eskom : « nous n ‘avons pas les cerveaux derrière la construction de cette centrale…la capacité des entreprises pour superviser le travail n’a pas été bon. Elles devait former le personnel pour faire le travail et le contrôler. Le contrôle, ce n’est pas la responsabilité d’Eskom ».

Devant la multitude de problèmes soulevés par la construction de cette gigantesque centrale, on peut se demander si le projet convenait vraiment aux besoins du pays. Les protecteurs de l’environnement crient au scandale écologique, une centrale au charbon pollue et consomme beaucoup d’eau et le contribuable à juste titre pense que finalement, c’est lui qui paiera l’addition .

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le mardi 9 juillet 2013


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