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Avant le sommet des Brics, le sommet des syndicats

Avant le sommet des pays Brics, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, qui s’ouvre le 26 mars à Durban, les syndicats de ces pays émergents ont fait entendre leur voix dans un forum qui a permis de faire le point sur les besoins sociaux des travailleurs de ces pays et qui pourrait peser sur des décisions qui concernent toutes les populations lde ces pays

A l’ouverture de ce sommet, le Président du Cosatu, Sidumo Dlamini a tout de suite donné le ton : « Nous vous accueillons dans ce pays magnifique, ce pays de l’abondance et de la richesse, où comme dans vos pays, cette richesse et cette abondance ne profitent qu’à une poignée de privilégiés. Comme dans vos pays, cette richesse reste un rêve lointain pour les travailleurs et la classe ouvrière d’une manière générale ».

Après avoir décrit le contexte de la crise mondiale qui pèse sur l’économie des pays capitalistes, ceux de l’Union européenne en particulier en proie à une crise financière qui n’en finit pas, et aux effets dévastateurs de cette crise sur la croissance et l’emploi, il a brossé le tableau de ces pays émergents dont la vitalité économique en étonne plus d’un. Toutefois il aussi posé une question fondamentale pour la population de ces pays et en particulier de son propre pays :« où se situe les travailleurs et la classe ouvrière dans cette performance économique des pays Brics ? »

En ce qui concerne la participation de son pays à cette nouvelle alliance qui pourrait s’opposer à celle des pays riches traditionnels et établir un nouvel équilibre mondial, la question est de savoir si l’Afrique du Sud peut peser sur le besoin urgent d’un rééquilibrage des forces économiques mondiales ou si l’Afrique du sud a été acceptée uniquement parce qu’elle est riche des matières premières dont ses partenaires ont désespérément besoin.

Un souci partagé par le Secrétaire général Zwelezima Vavi qui voit un danger dans les échanges entre les pays Brics qui pourraient se caractériser par des échanges de type colonial , les pays les plus riches important les matières premières des pays plus pauvres et leur vendant les produits manufacturés dont ils ont besoin, reproduisant ainsi des inégalités de développement.« Toute relation commerciale qui n’est pas mutuellement bénéfique doit être écartée ».

Après deux jours de discussion, le Forum a identifié les grandes questions qui peuvent modifier le rapport des forces actuelles : des rapports commerciaux justes et équitables ; un développement de ressources financières alternatives avec la création d’une Banque de développement des pays Brics ; une meilleure coordination des forces syndicales pour lutter contre les inégalités, la pauvreté et le chômage, affirmer les droits des travailleurs et éviter les divisions qui ne profitent qu’aux multinationales.

Publié le mardi 26 mars 2013


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Afrique du Sud

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