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Zwelinzima Vavi, le champion de la lutte contre la corruption en grand danger

Qui veut éliminer le secrétaire général du Cosatu ? La question reste sans réponse, mais les accusations de corruption et les menaces de mort dont il est victime montrent que ses ennemis sont prêts à l’abattre, au moins politiquement.

Qui veut éliminer le secrétaire général du Cosatu ? la question reste sans réponse, mais les accusations de corruption et les menaces de mort dont il est victime montrent que ses ennemis sont prêts à l’abattre au moins politiquement.

Zwelinzima Vavi est soupçonné de malversations dans la vente d’anciens locaux du syndicat et l’acquisition du nouveau bâtiment syndical. De plus, des membres de sa famille occupant des emplois dans les structures syndicales, il pourrait aussi y avoir conflits d’intérêt à son encontre.

Une enquête a été demandée au cours d’une réunion du comité central exécutif par trois responsables du Cosatu. Vavi n’a pas que des amis parmi les syndicalistes. Le président du Cosatu Dlamini lui reproche d’être trop critique envers Jacob Zuma et l’Anc en général, tout comme le syndicat des enseignants Sadtu, le syndicat des policiers, Popcru et celui de la santé Nehawu. Le Num, le syndicat des mineurs lui reproche d’avoir pris langue avec Amcu, le syndicat rival dans les mines.

Les reproches sont aussi de nature politique : à la conférence nationale de Maugaung, Vavi a refusé sa candidature au conseil national exécutif de l’Anc et il a soutenu de fait le rival de Jacob Zuma, Kgalema Motlanthe. Il aurait aussi collaboré avec Mamphela Ramphele qui vient de former une nouveau parti politique, Agang pour déstabiliser l’Anc.

Le Cosatu a refusé de faire des commentaires sur ce qu’il estime être pour l’instant seulement des rumeurs. “ Je ne peux faire aucun commentaire. Tout cela repose sur des sources anonymes et notre ligne de conduite est de ne pas commenter ces racontars » a souligné Patrick Craven, porte-parole du Cosatu.

Vavi a réfuté toutes ces allégations et a juré de démissionner si elles s’avéraient justes. « Je partirais parce que cela voudrait dire que le Cosatu ne sera jamais le champion de la lutte contre la corruption si ces propres dirigeants sont corrompus » et d’ajouter « Je connais la vraie raison de cette campagne ; ils veulent que nous soyons tous pareils…mais je préfère vivre comme un mendiant que perdre mon intégrité ».

Au cours d’une conférence sur les négociations salariales organisée par le Sactwu, le syndicat des transports, Vavi a insisté sur la nécessité de recruter de nouveaux membres pour peser dans les négociations avec le patronat. Le Cosatu compte 2,2 millions de membres, mais l’objectif est d’atteindre 4 millions en 2015. Il a martelé que deux travailleurs sur trois ne sont pas encore organisés et que cela pèse dans le rapport des forces.

Pour Vavi, toute la campagne montée contre lui n’a pour but que de détourner l’attention des vrais problèmes des bas salaires et de la pauvreté et de le faire taire parce qu’il ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le lundi 4 mars 2013


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