L’actu par pays

Les dossiers

Les sites Internet

Qui sommes-nous ?

Adhérer à RENAPAS

Bulletin d’infos

Pour nous contacter

Afrique du Sud:175 viols par jour. Trop , c’est trop !

Toute la classe politique a manifesté son indignation après le viol et le meurtre de Anene Booyson. Navi Pillay, Haut commissaire pour les droits de la personne aux Nations unies, exige une approche globale pour mettre un terme « à la pandémie de la violence sexuelle » dans son pays.

« Il faut envoyer des signaux forts aux violeurs pour qu’ils comprennent que la violence sexuelle est intolérable et qu’ils devront répondre de leurs actes. La culture de la violence sexuelle qui prévaut en Afrique du Sud doit cesser… Le fait que des dizaines de milliers de viols sont perpétrés chaque année indique clairement que cette question doit avoir des réponses plus fortes ».

En 2012 le nombre de viols enregistrés par la police s’élevait à 64 000, soit 175 viols par jour. Et ces chiffres sont bien deçà de la réalité car beaucoup de victimes n’osent pas porter plainte. Une étude réalisée par le Conseil de la recherche médicale en Afrique du Sud révèle que 28% des hommes interrogés reconnaissent avoir violé une femme ou une fillette.

Dans sa déclaration Navi Pillay exprime son émotion. « Je suis choquée par le fait que le nombre d’arrestations et condamnations pour viols soit si bas. Ce n’est pas seulement un déni de justice pour les victimes, mais un facteur qui contribue à la normalisation des viols et des violences faites aux femmes dans la société sud-africaine.

Les violences faites aux femmes ne sont pas seulement une violation des droits humains, c’est aussi une manifestation brutale d’une discrimination plus large envers les femmes, qui doit être mise dans le contexte de la subordination des femmes dans le système patriarcal qui perdure en Afrique du Sud… La question de la violence sexuelle contre les femmes ne doit pas être uniquement la préoccupation des femmes. Les hommes aussi font partie de la solution et doivent jouer un rôle actif pour mettre à cette violence genrée et combattre les discriminations ».

Dans le journal Mail &Guardian, une féministe Sisonke Msimang avait exprimé son dégoût et sa peur après avoir appris que les bourreaux avaient littéralement éviscéré leur victime par un texte indigné qu’elle avait intitulé Aussi longtemps que nous existerons, nous serons violées .

« Anene a été violée et mutilée parce que c’était une fille. C’est son vagin et ses seins qu’ils voulaient détruire. C’était sa façon de marcher, sa façon de parler. C’était sa féminité. Ces parties de son corps ont été brisés, découpés, arrachés , non pas par des monstres, mais par des amis. Chacun de ses dix doigts a été brisé … la mère de Anene a dit que si elle n’avait pas vu ses chaussures, elle n’aurait pas reconnu sa propre enfant. Les intestins de sa fille ? Ses propres intestins ».

Et de conclure « Que Dieu nous vienne en aide et s’Il ne le fait pas, que les femmes fassent des barricades. Les hommes suivront ! »

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le lundi 11 février 2013


Imprimer cet article


Envoyer cet article

© RENAPAS

Les thèmes de cet article

Afrique du Sud

Femmes

A lire également

Meurtres, sexe et élections : où va l’ANC ?

L’Afrique du Sud lorgne toujours vers l’énergie nucléaire

Apartheid Guns and Money : A Tale of Profit

L’énergie solaire fait ses preuves dans la province du Cap Nord

Violences faites aux femmes : tout dans la loi, rien dans la vie

Big boys don’t cry : violence et virilité en Afrique du Sud

Avorter en Afrique du Sud : un droit, pas une réalité

Beata Lipman, la femme qui a écrit de sa main la Charte de la Liberté



© RENAPAS
Pour nous contacter
Conception du site : AB
Site réalisé sous SPIP