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Marikana : fragile accord de paix

Les derniers mineurs arrêtés ont été libérés jeudi, un accord de paix a été signé entre les principaux acteurs du conflit à l’exception de Amcu qui refuse certaines clauses de l’accord. Le conflit est pourtant loin d’être réglé et le climat autour de la mine reste tendu.

Les mineurs libérés ont été accueillis avec joie par leurs familles, mais ils devront comparaitre devant le tribunal plus tard. En attendant le climat reste très tendu autour de la mine dans le bidonville où vivent les mineurs et leurs familles ; des bandes armées menacent de mort les mineurs qui voudraient reprendre le travail. Les menaces sont efficaces : seulement quelques centaines de mineurs ont repris le chemin de la mine qui ne fonctionne toujours pas.

Ces bandes armées n’ont pas grand chose à voir avec le conflit mais leur présence parmi les mineurs est une des questions à laquelle les commissions d’enquêtes devront donner des explications. Ces bandes de voyous sévissent depuis plusieurs mois dans les bidonvilles et imposent leur loi par la terreur. La question est de savoir pourquoi la police n’est pas intervenue pour mettre fin à ces activités criminelles qui n’ont rien à voir avec le monde du travail. Le fait que 120 personnes sur les 270 arrêtées ne sont pas sur la liste du personnel de Lonmin devra aussi être éclairci.

Les mines ont recours aux sous traitants pour avoir sous la main la main d’œuvre dont elles ont besoin sans les embaucher directement. Quand il y a des licenciements, ces travailleurs sans droits sont les premiers licenciés. Lonmin aurait recours à ce type de travailleurs pour au moins un tiers de ses effectifs et il est très probable qu’une partie des grévistes de Marikana faisaient parti de ces travailleurs licenciés y compris dans des mines voisines. Dans le secteur du platine sur 65000 mineurs, au moins 25000 ne sont pas sur la liste des salariés des mines , mais d’officines d’intérimaires.

Amcu en refusant de signer l’accord de paix entretient un climat de terreur en organisant la chasse aux non grévistes. Si la demande des mineurs d’être mieux payés et d’obtenir les 12500 rands revendiqués a un espoir de se concrétiser c’est autour de la table des négociations avec la direction, les syndicats et des représentants du gouvernement, certainement pas en menaçant de tuer tous ceux qui oseraient remettre la mine en marche.

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le dimanche 9 septembre 2012


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