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Le Cosatu bat en retraite sur la sous-traitance

Depuis des mois le Cosatu se bat pour l’interdiction total du travail précaire des entreprises de sous-traitance, travail qu’il compare à une forme moderne d’esclavage. Après le débat parlementaire pour amender la législation du travail, le syndicat avoue sa défaite.

Depuis des mois le Cosatu se bat pour l’interdiction total du travail précaire des entreprises de sous-traitance, travail qu’il compare à une forme moderne d’esclavage. Après le débat parlementaire pour amender la législation du travail, le syndicat avoue sa défaite.

Le gouvernement, les syndicats, le patronat avaient tenu débats après débats pour essayer de trouver un compromis sur la révision de la législation du travail pour mieux répondre aux besoins du moment. Le parti au gouvernement obnubilé pour trouver des solutions au chômage qui ravage le pays était opposé à l’interdiction du travail précaire qui permet à des milliers de sud-africains d’avoir un emploi, même temporaire, mal payé et sans droits. Le Cosatu a fait campagne pour des vrais emplois avec des salaires décents et pour l’interdiction totale des emplois précaires qui ne sont qu’une forme moderne d’exploitation.

Le patronat de son côté essaie par tous les moyens d’obtenir une main d’œuvre au coût le plus faible possible. Son argument majeur pour dénoncer l’interdiction du travail précaire était de dire que cela dissuaderait les investisseurs et freinerait la création d’emplois, un emploi temporaire étant pour le patronat quand même un emploi.

Toutefois après des passes d’armes entre toutes les parties, des débats bilatéraux entre l’Anc et le Cosatu se sont poursuivis et un compromis semble se dessiner sur d’autres points importants du droit du travail.

Le point important est de reconnaître que le responsable du contrat sera le client de l’entreprise de sous-traitance, pour éviter que le travailleur se retrouve sans emploi et sans salaire en cas de défaillance de l’entreprise sous-traitante comme c’est souvent le cas. La clause des six mois d’essai sera supprimée car elle permet à l’employeur de licencier un travailleur avant 6 mois sans indemnité ni recours pour l’employé.

Un accord entre l’Anc et le Cosatu a permis de supprimer toutes les parties du texte de loi qui entravait le droit de grève ou de piquet. L’Anc est aussi d’accord pour améliorer la définition de « services essentiels » en ce qui concerne le droit de grève dans certains secteurs d’activité. Le syndicat est hostile au vote à bulletins secrets pour décider d’une grève car il y voit une entrave au droit de grève, mais l’Anc reste inflexible sur ce point pour le moment. Le syndicat est hostile à l’idée de rendre le syndicat responsable des dommages et dégradations au cours d’une manifestation car ils peuvent être faits par des « agents provocateurs ».

Si le syndicat avoue sa défaite pour faire interdire le travail précaire, il n’a pas dit son dernier mot car les questions sur la législation du travail ne manqueront pas d’être à nouveau soulevées dans les congrès à venir.

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le jeudi 2 août 2012


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Syndicats et monde du travail

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