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Forte opposition populaire à la nouvelle loi sur la presse

La nouvelle loi sur la presse dite « secrecy bill » qui menace les journalistes qui révèleraient des sources « secrètes » à de lourdes amendes et même de prison est massivement rejetée par les sud-africains à qui cette loi rappelle les heures sombres de la censure. De nombreuses voix parmi ceux qui ont combattu l’apartheid se font entendre contre l’adoption de cette loi.

Avant l’adoption definitive de la loi, celle-ci est soumise au Conseil national des provinces qui a lancé un appel à à contribution aux citoyens pour qu’ils donnent leur avis et fassent des propositions pour amender la loi. Le comité chargé de collecter les contributions croule sous le flot des réponses qui vont du simple mot “non” a des contributions longues et argumentées. Plus de 2400 pages qui expriment majoritairement le rejet de cette loi par les citoyens.

Beaucoup de ces contributions soulignent que si cette loi passe en l’état plus personne ne pourra dénoncer les cas de corruption ou émettre la moindre critique envers le gouvernement en place sous peine d’avoir de sérieux ennuis . Ce qui rappelle fâcheusement des pratiques du passé.

Parmi les personnalités qui dénoncent cette loi , Georges Bizos, un des avocats de Nelson Mandela et d’autres combattants de la liberté a écrit une longue contribution pour expliquer pourquoi cette loi est dangereuse pour les libertés. Ils dénoncent dans ce texte sept points de la loi qui à ses yeux sont contraires aux principes inscrits dans la constitution du pays et “au lieu de revisiter les méthodes sécurocrates du temps de l’apartheid , cette loi devrait chercher un équilibre approprié entre la sécurité d’Etat et les droits de la personne”. Pour l’avocat, cette loi va limiter le droit à la liberté d’expression.

Pour Madame Madonsela, la médiatrice ou protecteur public, la question de l”accès à l’information dans l’intérêt public n’est pas prise en compte dans cette loi et n’assure pas la protection de ceux qui feront des révèlations, mais bien au contraire elle les expose à des sanctions sévères. Elle reconnait que c’est un exercice difficile d’établir l’équilibre entre la sécurité d’état et la divulgation d’informations d’intérêt public, mais c’est que le Parlement doit faire en amendant cette loi pour éviter les dérives autoritaires qui sont une menace pour les journalistes et le droit des citoyens à l’information. .

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le mardi 13 mars 2012


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