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Les syndicats sud-africains descendent dans la rue

Le Cosatu prévoit plus de 32 manifestations dans tout le pays ce mercredi 7 mars pour protester contre le travail précaire et le péage autoroutier dans la province du Gauteng. Le pays risque d’être paralysé par ce vaste mouvement de protestation auquel s’associe divers autres mouvements de la vie civile.

La question du travail intérimaire est crucial dans un pays où le chômage atteint au moins 30% de la population active et frappe de plein fouet les jeunes qui trop souvent ne connaissent que le désoeuvrement à la fin de leur scolarité. La question est posée depuis longtemps : faut-il accepter n’importe quel travail, dans n’importe quelles conditions et pour un salaire dérisoire au lieu de ne rien faire du tout ? Pour les syndicats le travail précaire, intérimaire doit être interdit, pour le gouvernement il doit être régulé.

Le travail intérimaire est présent dans presque tous les secteurs d’activité : dans la construction, dans l’agriculture avec le travail saisonnier, dans le commerce de détail, le textile. Avec l’arrivée de WalMart en Afrique du Sud, alertés par la mauvaise renommée du géant américain pour le dialogue social, les syndicats craignent de voir les contrats précaires se multiplier. Dans la construction, les travailleurs intérimaires travaillent souvent dans des conditions dangereuses, dans le textile ce sont les femmes qui voient leurs salaires amputés par le travail à temps partiel. Lutter contre le travail précaire, c’est pour les syndicats lutter pour la création de véritables emplois avec un salaire correct et dans de bonnes conditions.

Le péage autoroutier mis en place dans la province du Gauteng a réussi à créer un front du refus qui regroupe les automobilistes noirs, blancs, riches et moins riches, tous les usagers de la route. Dans une province urbanisée et industrielle comme le Gauteng , le véhicule privé ou collectif reste le moyen de transport le plus utilisé car les transports en commun sont notoirement insuffisants. Le péage frappe tout le monde au porte monnaie et les salariés pauvres sont les plus touchés.

Le mouvement social de mercredi est beaucoup plus qu’un mouvement syndical revendicatif traditionnel. Si les syndicalistes formeront le gros des manifestants, toutes sortes de gens se joindront aux marches de protestation. Dans les rues du Cap on attend au mois 30 000 personnes, mais les petites villes aussi s’attendent à voir défiler beaucoup de monde.

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le mardi 6 mars 2012


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