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Pourquoi l’Anc perd du terrain à chaque élection

Après la campagne électorale, les élections et leurs résultats vient le temps des commentaires, et des analyses. Les élections municipales de mai 2011 n’échappent pas à la règle d’autant plus que l’Anc a encore perdu du terrain et l’Alliance démocratique a fait une percée importante.

L’Anc reste bien le parti le plus important avec près de 62% des voix mais les faits sont là : l’Anc recule dans les neuf provinces du pays sauf dans celle du Kwazulu-Natal et l ‘Alliance démocratique avec près de 24% des voix est le seul parti qui marque des points dans cette élection. Il remporte haut la main la municipalité du Cap avec 62% des voix et risque de diriger d’autres municipalités grâce au jeu des alliances avec les petits partis.

Beaucoup d’analystes essaient de savoir qui a voté pour qui et de voir dans quelles mesures les réflexes de classes et de races se retrouvent dans les bulletins glissés dans les urnes ou pas et quelles sont les raisons du choix des électeurs.

Il est clair que la base électorale de l’Anc n’est pas satisfaite de la politique menée et que les déceptions sont grandes parmi les plus démunis qui ne voient pas leur vie quotidienne s’améliorer. Pour eux les responsables directs sont les conseillers municipaux en charge des affaires courantes. Leur frustration et leur colère sont d’autant plus grandes que trop souvent ces conseillers font étalage de leur nouvel art de vivre avec arrogance.Ces électeurs n’ont pas voté.

Dans un article de City Press, l’auteur avec amertume rappelle le bon vieux temps où les militants de l’Anc, de l’Udf écoutaient la population, où les habitants des quartiers les plus pauvres se serraient les coudes dans la lutte et où l’Anc luttait pour un monde meilleur pour tous, dans un pays qui ne connaîtrait plus la honte des divisions selon la race. En ce temps-là, on ne parlait pas de « minorités » ou de « majorité" mais de Sud-africains qui se battaient ensemble contre l’oppression et l’injustice de l’apartheid. Et l’auteur de regretter le temps des combattants comme Steve Biko ou Walter Sisulu.

Le dernier scrutin montre que de nombreux électeurs indiens ou métis n’ont pas voté Anc parce qu’ils ne se retrouvent pas dans un parti dont certains dirigeants n’hésitent pas à afficher des propos ouvertement racistes. Les critiques nomment ouvertement Julius Malema qui par ces propos racistes, machistes et insultants a fait fuir les électeurs vers l ‘Alliance démocratique qui a habilement récupéré l’héritage de Mandela, au moins le temps d’une campagne électorale et a promis d’améliorer la vie de tous.`

Que va faire l’Anc pour retrouver ce soutien populaire ? C’est la grande question posée pour l’élection générale de 2014. Une réforme envisagée de réunir toutes les élections le même jour n’est pas sûre de résoudre le problème. Dans l’immédiat l’Anc promet d’être très exigeant avec les nouveaux élus pour qu’ils accomplissent leur mandat avec efficacité en écoutant leurs administrés et en répondant à leurs besoins.

La question immédiate à résoudre va être d’endiguer la colère qui s’exprime déjà à propos du choix des candidats. Dans la province du Nord Ouest, le Cosatu, un allié de l’Anc, a vivement protesté sur la façon dont l’Anc a imposé ses candidats contre l’avis de ses alliés et des habitants des quartiers. La tâche va être très rude pour l’équipe mise en place pour résoudre ce type de conflits qui ne vont pas manquer d’éclater un peu partout dans le pays.

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Plus d'informations : cosatu media monitor

Publié le mercredi 25 mai 2011


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