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L’Afrique du Sud risque de passer à côté de la forte demande mondiale de matières premières

Alors que les pays producteurs de matières premières bénéficient de la forte demande mondiale, l’Afrique du Sud risque de passer à côté à cause de l’incertitude qui plane sur l’avenir des mines sud-africaines.

La Chambre des mines a exprimé son inquiétude auprès de la commission parlementaire en déclarant tout de go que la législation actuelle et la rumeur sur une éventuelle nationalisations des mines pourraient bien « tuer la poule aux œufs d’or ».

La Chambre des mines considère que la législation sud africaine impose trop de contraintes aux éventuels investisseurs et freine son expansion alors que la demande mondiale est forte. La croissance dans ce secteur n’a pas dépassé les 4% et surtout les investissements pour la prospection sont à peine de l’ordre 3% de la prospection à l’échelle mondiale.

La menace des nationalisations qui agite le monde politique sud-africain depuis les déclarations à l’emporte pièce de Julius Malema, le Président de la Ligue de la jeunesse de l’Anc n’encouragent pas les investisseurs qui veulent des garanties sur le capital investi, ni l’idée avancée par le gouvernement d’établir une super taxe sur les compagnies minières.

La Charte des Mines est aussi très ambiguë et a besoin d’être revue. Selon la Charte 15% du capital devaient être vendus à des compagnies noires avant 2009, seulement 8,9 % ont été vendus et il est peu eu probable que l’objectif des 26% transférés au capital noir soit atteint en 2014. Cette politique du Black Economic Empowerment a ouvert la porte à la corruption et des arrangements entre amis.Elle reste l’objet de fortes critiques car elle a favorisé jusqu’à présent une élite noire plus avide d’enrichissement personnel que de réelle réussite économique pour le bien commun.

Le rôle de l’Etat dans la création d’une compagnie minière d’Etat n’est pas sans ambiguïté non plus. Si l’état se porte garant des investissements dans cette compagnie, la Chambre des mines y voit une injustice pour les autres compagnies minières. L’argument avancé est que « l’Etat ne peut pas être à la fois joueur et arbitre » et que si la compagnie d’Etat est déficitaire, les contribuables paieront la note.

Toutes ces contraintes et ambiguïtés doivent être levées pour que le secteur minier qui est appelé à un renouveau dans le contexte mondial joue son rôle à plein dans la création d’emplois et le plan de renouveau économique du New Growth Path du gouvernement qui a pour objectif prioritaire la création d’emplois.

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le mardi 29 mars 2011


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