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La révolte gronde dans les hôpitaux sud-africains

Des centaines de médecins sont en grève, exaspérés par la lenteur des négociations salariales alors que les promesses d’amélioration des salaires et des carrières remontent à juillet 2007. Légal ou illégal, le mouvement des médecins reflète un malaise croissant dans la profession et dans le système de santé qui attend une réforme en profondeur.

Le système de santé souffre de deux maux : l’héritage d’un système qui était divisé selon des critères raciaux, et la détérioration plus récente sous le poids de la pandémie du sida et d’un manque de financement pour faire face à l’afflux des malades.

Les anciens hôpitaux réservés aux blancs ont bénéficié d’avantages financiers et d’une moindre occupation des lits. Les hôpitaux pour les noirs connaissent depuis toujours les salles pleines à craquer, les malades allongés dans les couloirs et le personnel dévoué, mais épuisé par des conditions de travail très dures.

Le secteur privé accueille environ 15% des malades qui ont encore les moyens d’accéder à la médecine privée, ce qui veut dire que les services publics de santé doivent accueillir 85%des malades. Pendant des années, la médecine privée et publique disposaient de financements à peu près équivalents. Mais en 2007/08 les dépenses dans le secteur privé étaient de 56 milliards de rands pour 7 millions de personnes, la même somme était allouée dans le secteur public pour soigner 41 millions de personnes.

Pour les malades qui ont épuisé leurs ressources d’aide médicale privée, la seule solution reste l’hôpital public d’où un engorgement des hôpitaux publics et des maladies qui sont guérissables ailleurs, mais qui restent mortelles ici. La mortalité reste élevée en Afrique du Sud à cause d’un déséquilibre des ressources entre médecine privée et médecine publique. Des pays qui ont moins de ressources ont de meilleures performances.

Pour tenter de résoudre ce déséquilibre, le gouvernement veut mettre en place un plan d’assurance maladie universelle(NHI) pour que riches et pauvres aient le même accès aux soins. Pour que cette égalité devant la maladie devienne réalité, il faut que le gouvernement injecte massivement des ressources dans la santé. La rénovation des hôpitaux, l’amélioration des salaires du personnel médical sont des nécessités absolues pour améliorer la qualité des soins, la qualité des conditions de travail du personnel qui las de ne rien voir venir quitte le service public et la plupart du temps part à l’étranger.

Le nouveau gouvernement a fait de la santé une de ses priorités. Il lui faut maintenant répondre vite aux attentes des personnels de santé et de la population. La grève des médecins est un sérieux avertissement pour dire qu’il faut passer aux actions concrètes.

Publié le mercredi 24 juin 2009


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