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Projet agricole pour la province du Cap oriental

Un projet agricole ambitieux a démarré dans la province du Cap oriental, sur le territoire de l’ancien bantoustan du Transkei pour assurer à la population sa sécurité alimentaire et du travail.

Les anciens bantoustans du système d’apartheid sont des territoires qui ont été abandonnés, de vastes étendues de terre sont restées en friche alors que la population noire rurale n’avait pas de terre pour assurer sa subsistance. La réforme agraire mise en place par le nouveau gouvernement élu en 1994 a accumulé les retards et les difficultés. Lenteur de l’administration, complexité de la reconnaissance des droits de propriété, principe de la libre vente des terres, manque de compétences des nouveaux exploitants agricoles, manque de financement, autant d’obstacles qui ont mis un frein à la redistribution des terres tant attendue.

Le projet pour redonner au Transkei sa vocation agricole ne manque pas d’atouts pour réussir. Conçu dans le cadre du plan de développement Asgi-SA ( Accelerated and Shared Growth Initiative for South Africa), le projet pour la province du Cap oriental prévoit à terme la mise en culture irriguée de 40 000 hectares de terre, la mise en culture séche de 500 000 hectares et un cheptel de 1 million de tête de bétail.

L’objectif affiché est d’assurer la sécurité alimentaire pour une population de 1,2 million d’habitants dans l’ancien Transkei et de donner du travail à une population qui trop souvent ne voit son salut que dans l’immigration vers les villes où elle s’entasse dans les bidonvilles. A plus long terme, les récoltes trouveront place sur le marché national et commenceront à rapporter.

La mise en culture de terres qui étaient restées en friche depuis plus de 20 ans a commencé au mois de décembre 2008. Plus de 6400 hectares de terre ont été plantés de maïs, de soja, de haricots, de cannes à sucre, de betteraves à sucre, de tournesols, de fleurs et d’arbres fruitiers. La région a la chance d’être traversée par la rivière Mzimvubu qui n’est pas exploitée alors que son débit permet l’irrigation des terres. La construction des réserves d’eau ont été prévues.

Avec un budget de 100 millions de rands pour l’année fiscale 2008 2009, le responsable de ce plan espère au fil des ans transformer l’économie rurale de cette région en utilisant ses atouts naturels et en s’appuyant financièrement sur des partenariats publics et privés. Son ambition est de redonner vie à ces vastes étendues délaissées depuis des années.

L’objectif pour les cinq prochaines années est de mettre en culture 111000 hectares de terre, d’avoir 400 000 têtes de bétail, d’implanter 4 moulins à maïs, une unité pour la production de viande et produits dérivés. un plan de reboisement sur 100 000 hectares.

Pour assurer la viabilité des exploitations, le projet prévoit d’attirer les fermiers blancs pour aider à l’acquisition des compétences nécessaires pour la gestion des exploitations confiées à des fermiers noirs. Des aides financières et techniques sont aussi inscrites au programme.

Ce projet ne sera viable qu’avec une bonne organisation pour que la coopération se fasse entre les différents acteurs pour les intérêts d’une population dont le souhait urgent est de manger à sa faim et de vivre mieux.Source Business Day

Publié le mercredi 25 février 2009


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Afrique du Sud

Terre et agriculture

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