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Afrique du Sud : l’épidémie de sida reste préoccupante

La politique de lutte contre l’épidémie du sida a pris un tournant positif avec la nomination de Barbara Hogan au ministère de la santé, mais la situation reste préoccupante.

La politique menée pendant des années par l’ancien président Thabo Mbeki et sa ministre de la santé a eu les effets désastreux que l’on connaît trop bien. On estime que la résistance du gouvernement aux traitements par les antirétroviraux a coûté la vie à au moins 330 000 personnes et 35000 bébés auraient pu être protégés de l’infection entre 2000 et 2005.

Aujourd’hui 5,7 millions de personnes sont infectées par le VIH sida selon les Nations unies, et l’épidémie de tuberculose a progressé d’une manière alarmante avec 340 000 nouveaux cas comptabilisés en 2005. Le manque de données cohérentes sur l’impact du plan national de traitement des malades par les antirétroviraux complique sérieusement la formulation d’un nouveau plan. On estime autour de 400 000 le nombre de malades sous traitement, mais on ignore combien sont morts, combien ont arrêté le traitement, combien ont dû changer de traitement à cause des effets secondaires.

Le Sanac, le Conseil national sud-africain de lutte contre le sida, faute de moyens et de soutien de la part de l’ancienne ministre ne fonctionne pas et la mise en route de nouvelles stratégies de lutte utilisant les thérapies efficaces les plus récentes se perd dans les méandres de la bureaucratie.

Le rapport Eiris sur les politiques de lutte contre l’épidémie dans les entreprises qui vient d’être publié est plutôt encourageant montrant que 85% des plus grandes entreprises sud-africaines ont adopté et mis en pratique des plans de prévention et de traitement du VIH sida pour leurs employés. Les compagnies minières et les banques sont particulièrement concernées, car les mines emploient du personnel migrant très vulnérable à l’épidémie et les banques ont besoin de personnel qualifié en bonne santé.

La volonté d’agir de la nouvelle ministre de la santé et de la nouvelle équipe de l’Anc depuis la conférence de Polokwane ne peut être mise en doute, mais le défi est redoutable d’autant que planent les incertitudes politiques après les prochaines élections de 2009. Source Business Day

Publié le mardi 2 décembre 2008


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