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Afrique du Sud : la violence toujours à l’ordre du jour

Il ne se passe pas de jour sans que la presse rapporte des cas de violence dans la rue, dans les écoles, dans les transports. En dépit des efforts de tous, gouvernement, syndicats, partis politiques, société civile, ce fléau qui empoisonne l’existence de tous les sud-africains perdure et prend parfois des formes nouvelles.

La violence dans les écoles n’est pas un phénomène nouveau, il existe depuis longtemps et élèves, et enseignants vivent cette tension au quotidien. Mais il y a quelques jours un élève, hurlant que Satan lui ordonnait de tuer, a tué un élève avec une épée, a en a blessé un autre et deux jardiniers qui essayaient de le maîtriser. Le satanisme semble gagner du terrain chez les jeunes : deux adolescentes se sont pendues récemment en laissant une note qui laissait aucun doute sur leur motivation. Le Cosatu va commencer une campagne pour enrayer ce phénomène et demander aux parents d’être vigilants sur le comportement de leurs enfants.

Les transports sont aussi des lieux de violence et les taxis collectifs détiennent le triste record d’attaques en tout genre qui mettent la vie des voyageurs en danger. Récemment les infirmières, les femmes de service, les secrétaires de l’hôpital de Durban, Onkosi Albert Luthuli ont cessé le travail pendant une heure pour protester contre la violence dans les taxis.

Pour ces femmes, venir au travail ou rentrer à la maison, est chaque fois une épreuve où elles risquent leur vie. Les rivalités entre les taxis se règlent à coups de revolvers et elles se retrouvent sous les feux croisés de bandes rivales. Leur demande se résume par ces mots « tout ce que nous voulons, c’est venir au travail en sécurité ».

Des solutions à cette violence et criminalité qui rongent le pays viendront-elles du monde universitaire ? La détermination du nouveau vice-chancelier de l’Université du Cap semble allait dans ce sens.

Lors de son discours inaugural, il a cité la violence et la criminalité comme le « talon d’Achille » de la nouvelle et fragile démocratie sud-africaine.Selon lui, l’université, les chercheurs doivent prendre des initiatives pour essayer de trouver des réponses à cette question posée publiquement par le Président Mbeki et qui est dans toutes les têtes « pourquoi notre société est-elle si violente ? »

Un nouveau poste de recherche et de coordination sur la criminalité, la violence et la sécurité à l’université du Cap permettrait de créer des liens entre la recherche universitaire, la police et les autres institutions. Une approche globale de tous les aspects du phénomène de la violence serait une avancée importante pour aider à la mise en place d’une politique cohérente et coordonnée de lutte contre la criminalité.

Toutefois, la libération du fermier blanc qui avait fait battre un ouvrier agricole puis ordonné que son corps inerte soit jeté aux lions, n’est pas faite pour enrayer le phénomène de la violence. Condamné à la prison à perpétuité, puis à cinq ans de prison après avoir fait appel, il vient d’être libéré sous conditions.

Cette libération a provoqué la colère et nombreux sont ceux qui en arrivent à penser que si le seul fait « d’être riche et blanc « autorise à utiliser la violence impunément, la province du Nord Ouest, où s’est déroulée cette tragédie, risque fort de connaître encore des jours de violence. Source Cosatu Media Monitor

Publié le samedi 23 août 2008


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