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Tous sur le pont !

Pour la Journée de la Liberté, le Président Mbeki a appelé ses concitoyens « à être tous sur le pont » pour agir ensemble et relever les défis du pays : la pauvreté, le chômage, la crise énergétique, les inégalités.

La lutte contre la pauvreté qui a toujours été une constante de la politique du gouvernement depuis 1994 est dans une impasse. Selon les propres termes de la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka « les riches sont devenus plus riches, les Blancs comme les Noirs et c’est une situation intenable politiquement et économiquement ». Elle ne remet toutefois pas la politique du BEE en cause, mais pointe du doigt les failles du système.

L’accent a été mis sur la propriété des capitaux en négligeant des facteurs aussi importants que le développement des ressources humaines, la formation, l’aide aux petites entreprises. Les jeunes et les femmes n’ont pas bénéficié de cette politique et ce sont eux qui forment les cohortes de chômeurs. Le manque de personnel qualifié est devenu le souci majeur des entreprises.

Les inégalités héritées de l’apartheid non pas disparues non plus dans le domaine de l’éducation. Trop d’écoles sont en piteux état, n’ont pas de matériel et les parents ne peuvent pas payer les frais de scolarité. Chaque année, sur I million d’élèves qui entrent à l’école, seulement 400 000 atteindront le niveau du baccalauréat et seulement 12% des élèves noirs qui obtiendront ce diplôme pourront aller à l’université. Pour le secrétaire général du Cosatu, les divisions raciales reflètent les inégalités économiques car il bien évident que les parents noirs n’ont, dans leur grande majorité, pas les moyens de payer les frais de scolarité des bonnes écoles à leurs enfants. ‘Cette « incapacité » à réparer les injustices du passé pèse lourdement sur l’avenir du pays, car elle prive les nouvelles générations de l’accès au savoir, aux compétences, aux emplois qualifiés et finalement à avoir « une vie meilleure « que leurs parents.

Après la nourriture et les transports, la note d’électricité devient inabordable pour beaucoup de foyers pauvres. Les prévisions d’Eskom d’augmenter les tarifs de 53% sont jugés irréalistes, voire criminelles par de nombreuses organisations qui organisent manifestations et protestations. Le Forum anti privatisation et Earthlife Africa demandent l’annulation de ces augmentations. Leur argumentation repose sur le fait que 70% des personnes qui ont l’électricité coupent le courant parce qu’elles ne peuvent pas payer les factures et l’allocation de 50 kWh gratuits par mois ne correspond absolument pas aux besoins. Les pauvres ont encore recours au pétrole et au charbon pour cuire les aliments ou se chauffer.

Le sentiment de beaucoup de Sud Africains est d’avoir été dupés par Eskom quand la compagnie se vantait de fournir l’électricité la moins chère du monde. Un expert a démontré au cours d’un congrès sur la crise énergétique qu’Eskom vendait l’électricité beaucoup plus cher aux consommateurs locaux qu’aux clients étrangers, si bien que les consommateurs sud-africains payaient la différence ! Les tarifs ont déjà augmenté de 14% , bien au-delà de l’inflation et si les augmentations prévues sont mises en place les Sud Africains finiront par payer leur électricité aussi cher que les Français, alors que les revenus par foyer ne sont pas du tout comparables.

Le mandat du Président Mbeki se finira en 2009, son successeur fera-t-il mieux pour que la vie soit meilleure pour tous, alors que les prévisions de croissance sont à la baisse et que le chômage persiste ?

Plus d'informations : cosatu media monitor

Publié le mardi 29 avril 2008


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