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Des golfs et des lions, ou des terres à cultiver ?

De plus en plus de terres sont utilisées pour installer des réserves de chasse ou des golfs luxueux. Les populations rurales y voient une façon habile de les empêcher d’avoir accès à la terre et de contourner la loi

Pour des propriétaires terriens de plus en plus nombreux, il est devenu plus rentable de transformer une partie de leurs terres en réserve de chasse où de riches touristes viendront se donner le frisson de la chasse aux grands fauves que de les cultiver. Ils n’ont alors plus besoin d’ouvriers agricoles ou de métayers sur leurs terres et ils les expulsent avec des méthodes qui rappellent trop souvent le passé.

Dans les provinces du Limpopo ou du Mpumalanga, les plaintes de paysans expulsés s’accumulent devant les tribunaux. Un retraité qui avait vécu toute sa vie dans une exploitation a dû quitter sa maison et son lopin de terre parce que le propriétaire veut installer une réserve de chasse. Cette expulsion est contraire à la loi qui protége les droits de ceux qui ont vécu au moins dix ans sur une même exploitation.

La construction de golfs entraîne l’expulsion de familles qui ont toujours vécu sur ces terres et où les anciens y sont enterrés. Les familles vont devant les tribunaux, mais les procès traînent en longueur et s’ils n’acceptent pas les compensations qu’on leur offre, une maison mais souvent pas assez de terres pour garder leur bétail, elles risquent de tout perdre.

Les méthodes utilisées pour expulser les gens sont violentes et rappellent un passé encore très proche. Si les gens refusent de partir, les propriétaires n ‘hésitent pas à apporter tracteurs, pelles et piochent pour démolir les maisons

Dans les zones touristiques comme le Shakaland au Kwazulu-Natal, les parcs animaliers et les réserves de chasse se multiplient au détriment des exploitations commerciales et des centaines de familles sont expulsées d’endroits où elles ont toujours vécu et travaillé

Le mécontentement grandit et beaucoup en viennent à penser que rien n’a changé. Seulement 5 % des terres ont été redistribuées ce qui est bien trop peu. La population noire a le sentiment que la transformation des bonnes terres en parcs, réserves ou golfs est une bonne façon pour empêcher les Noirs de devenir propriétaires La frustration grandit et les meurtres de fermiers blancs ne font qu’ajouter à la tension. Source Cosatu et City Press

Plus d'informations : cosatu

Publié le mercredi 31 janvier 2007


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Afrique du Sud

Terre et agriculture

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