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Redonner le goût d’apprendre et d’enseigner en Afrique du Sud

Pendant les années de lutte contre le régime d’apartheid, les écoles ont été au cœur des luttes. Le refus d’une école au rabais pour les noirs , "l’éducation bantoue" a atteint son paroxysme avec la révolte de Soweto en 1976. L’éducation est un enjeu majeur pour l’avenir de l’Afrique du Sud, mais il y a en encore bien des défis à relever pour qu’une école de qualités soit ouverte à tous

L’inégalité entre les établissements est toujours une réalité. Les parents doivent payer des frais de scolarité annuels qui peuvent aller de 600 rands à 10 000rands par an. Plus les frais de scolarité sont élevés plus l’école à de ressources pour améliorer ses équipements. Le gouvernement veut dès la prochaine rentrée scolaire supprimer les frais de scolarité pour les écoles les plus pauvres, en compensant la perte de revenus par des fonds donnés directement à l’école. Si tout le monde est d’accord sur le principe, les syndicats et les associations de parents et d’élèves veulent que ces fonds soient donnés selon le principe : donner plus à ceux qui ont le moins.

Pour le SADTU, le gouvernement doit donner plus en priorité aux écoles dans les zones rurales et les townships. Exonérer les parents pauvres de frais de scolarité est une première mesure pour aller vers une école gratuite. Mais certains directeurs d’école ont peur que cette exonération appauvrisse leurs ressources. Le principal d’une école secondaire dans la province du Gauteng, Ivoiry Park Secondary School, exprime ses craintes ainsi ; "nous accueillons 1800 élèves qui doivent payer 80 rands par mois chacun de frais de scolarité. Avec l’exonération, nous ne sommes pas sûrs que les fonds alloués par le gouvernement provincial soient suffisants pour compenser cette perte d’argent"."

Pour le moment les parents qui vivent dans les townships préfèrent envoyer leurs enfants dans l’école la plus proche, où ils savent que l’enfant pourra apprendre à lire dans sa langue maternelle, où l’environnement est familier et où il n’y aura pas de dépaysement culturel.

Les parents plus aisés préfèrent envoyer leurs enfants dans les écoles privées où l’enseignement est de meilleure qualité, où il y a des équipements, moins de vandalisme, de meilleurs résultats aux examens et donc plus de chances de poursuivre des études supérieures.

Pour la Ligue des Jeunes communistes, l’exonération des frais de scolarité n’est pas forcément la bonne solution car "il y a des écoles qui réussissent bien, même en manquant de moyens et des écoles qui ont des ressources, mais ne savent pas les utiliser. Donner de l’argent n’est pas la solution à tous les problèmes". . Le Congrès des étudiants sud-africains (COSAS) est en faveur d’un système unique, une école publique gratuite "Nous sommes pour une école gratuite. Nous aimerions que les fonds publics aillent vers les écoles rurales et les écoles surpeuplées des townships. Plus de ressources pourraient aider à diminuer la criminalité et la violence dans les écoles".

Redonner le goût d’apprendre et d’enseigner est certainement un sentiment partagé par la majorité des Sud-africains, mais la réponse n’est pas simple pour faire disparaître l’héritage très lourd de l’éducation selon les critères raciaux de l’apartheid. Source Cosatu et Sowetan

Publié le samedi 25 novembre 2006


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