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Le sida progresse en Afrique du Sud

À l’approche de la journée mondiale de lutte contre le sida, tous les rapports montrent que la situation s’aggrave. Alors que 6 millions de personnes sont infectées, les carences et les incohérences du gouvernement sont de plus en plus flagrantes, tout comme celles de la communauté internationale qui promet beaucoup, mais donne peu.

.Le plan d’action gouvernemental a pris un retard considérable et 85 % des malades ne reçoivent pas les traitements auxquels ils ont droit. Dans le même temps, tous les charlatans qui recommandent vitamines, ail et huile d’olive au lieu des antirétroviraux qui ont fait leurs preuves ont toute liberté pour semer la confusion dans l’opinion publique. De nombreuses organisations dénoncent l’attitude du gouvernement qui trouve des excuses peu recevables à son manque de détermination face la maladie.

Si rien n’est fait, l’impact de la maladie sera catastrophique d’ici 2010 sur l’économie, l’espérance de vie et les structures familiales. La mortalité due au sida fait des ravages dans tous les secteurs économiques. Plus de 12 % des enseignants sont séropositifs et l’an dernier environ 8 % en sont morts.

Le nombre d’orphelins s’accroît au point que le ministre des affaires sociales a tiré la sonnette d’alarme car son budget ne peut plus faire face à la demande. D’après le recensement de 2001, près de 300 000 jeunes de moins de 19 ans étaient chefs de famille. Ces enfants doivent soigner leurs parents malades et s’occuper des frères et sœurs plus jeunes. En septembre 2005, près de 300 000 orphelins recevaient des allocations de l’état, mais ce chiffre est loin de la réalité. Dans la seule province du Kwazulu-Natal, près de 20 000 orphelins attendaient une aide. Pour identifier ces orphelins et leur apporter l’aide à laquelle ils ont droit, l’Afrique du Sud manque cruellement de travailleurs sociaux. La fuite de ce personnel qualifié vers la Grande-Bretagne, le Canada ou les USA est un handicap majeur.

Le projet d’amender la loi sur l’enfance risque d’avoir des conséquences dramatiques selon l’association TAC. Le projet prévoit de faire passer de 12 à 14 ans le consentement des enfants pour un dépistage, suivre un traitement ou avoir accès aux préservatifs. Ce projet ne respecte pas la Convention des droits des enfants que l’Afrique du Sud a pourtant ratifié et qui affirme que les enfants doivent être impliqués dans le processus de décision concernant leur santé. Le projet ne tient pas compte non plus du nombre grandissant d’orphelins et d’enfants chefs de famille, de grossesses d’adolescentes et de viols. Pour toutes ces raisons, TAC demande que la loi maintienne l’age de 12 ans comme référence.

Plus d'informations : tac

Publié le samedi 26 novembre 2005


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