L’actu par pays

Les dossiers

Les sites Internet

Qui sommes-nous ?

Adhérer à RENAPAS

Bulletin d’infos

Pour nous contacter

Comment un chauffeur routier a été infecté par le VIH

Nous continuons la série de témoignages de malades du sida recueillis par Treatment Action Campaign.Ici le récit d’un chauffeur routier.

Je m’appelle FS et je suis né en 1946 à Lydenburg. J’ai été élevé par ma grand-mère parce que mes parents ont divorcé quand j’étais encore petit. Et puis mon père est retourné au Mozambique. Moi et ma sœur, nous sommes restés avec notre grand-mère. J’ai passé mon adolescence à Lydenburg où je suis allé à l’école. Je n’ai pas terminé mes études secondaires parce que ma petite amie est tombée enceinte et j’ai du travailler pour nourrir ma famille. En 1965, j’ai travailler au standard d’un hôtel. Et puis j’ai travaillé ailleurs en 1973 comme employé de bureau. In 1978, j’ai eu un emploi de chauffeur à Ngodwana et puis j’ai démissionné en 1987. Après, j’ai été chauffeur-livreur pour une fabrique d’épices et puis j’ai démissionné en1990 parce que la société qui m’employait est partie s’installer à Johannesburg. En 1991,j’ai travaillé comme chauffeur d’autobus jusqu’en 1999 et j’ai pris ma retraite.

Quand j’étais jeune, je couchais avec n’importe qui et je n’utilisais pas de préservatifs. Pourtant, j‘avais une femme à la maison, mais je pense que je faisais ça parce que j’étais souvent sur la route.

J’ai découvert que j’étais séropositif en 1985 parce que je n’arrivais pas à uriner. Le médecin m’a demandé de faire un test pour le VIH et il a été positif. À cette époque, je ne savais pas ce que c’était que le sida et le VIH. Tout ce que je savais, c’était que le VIH tuait. Le médecin m’a dit de faire attention et de toujours utiliser des préservatifs. À cette époque on ne pouvait acheter des préservatifs qu’en pharmacie.

J’ai eu la tuberculose en1977. J’ai pris le traitement mais je n’ai pas pu aller jusqu’au bout parce que là où je vivais on n’avait pas accès à ce traitement contre la tuberculose et je devais aller jusqu’à Nelspruit pour l’avoir. J’ai fait des rechutes plus tard et j’ai du aller à l’hôpital pendant un mois et finir le traitement à la maison

C’est parce que je n’utilisais pas de préservatifs et que j’avais beaucoup de partenaires que j’ai été contaminé. Après, quand j’ai su que j’étais séropositif j’ai toujours utilisé les préservatifs même si je ne pouvais pas le dire à mes partenaires.Si elles ne voulaient pas l’utiliser, je rompais avec elles. Avec ma femme, j’ai toujours utilisé des préservatifs juqu’au jour où ma femme a voulu un enfant. Alors , nous n’avons plus utilsé de préservtifs et elle est tombée enceinte, mais le bébé est mort. Nous avons essayé plus trad et elle a eu un bébé, un garçon qui a maintenant 11 ans. Ma femme a fait des tests et elle est séronégative.

Une chose que mon médecin m’a appris, c’est de toujours utiliser le préservatif. Et si vous êtes séropositif, il faut vous informer et rejoindre un groupe de soutien dans votre localité.

Plus d'informations : TAC

Publié le samedi 20 août 2005


Imprimer cet article


Envoyer cet article

© RENAPAS

Les thèmes de cet article

Afrique du Sud

SIDA et santé

A lire également

Jacob Zuma sera-t-il débarqué par la direction de l’ANC ?

Big boys don’t cry : violence et virilité en Afrique du Sud

Transformation radicale de l’économie pour qui ?

Bon anniversaire Mr Le Président ! Nous sommes dans la rue !

Sida : la lutte continue en Afrique du Sud

Et si l’Afrique du Sud dépénalisait l’usage du cannabis ?

Le Sida en Afrique du Sud : des avancées et des craintes

Cri d’alarme à la Conférence sur le Sida à Durban



© RENAPAS
Pour nous contacter
Conception du site : AB
Site réalisé sous SPIP