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Connaître et dire sa séropositivité pour vivre mieux

Nous continuons la série de témoignages de malades du sida recueillis par Treatment Action Campaign avec celui d’un jeune malade de la province de Mpumalanga recueilli par Sibongile Mashele en mai 2005.

Je m’appelle PM et j’ai 22 ans. Je suis né à Emagweni, une zone rurale près de Malelane dans la province de Mpumalanga. J’ai grandi là et je vis toujours là. Nous sommes huit enfants dans la famille et je suis le sixième. Ma mère est morte de tuberculose en 2003 et mon père est mort en 2004. Maintenant nous vivons avec ma grand-mère. Pour être franc, nous ne vivions pas avec mon père, aussi je ne peux pas dire que nous étions très proches, mais avec ma mère nous avions des liens très forts.

En octobre 2003. mes jambes ont enflé et j’étais très fatigué tous les jours, aussi j’ai décidé de faire un test VIH. Le 30 Octobre 2003, je suis allé faire un test au dispensaire de Magweni. Une infirmière m’a donné des conseils et c’est là qu’on m’a dit que j’étais séropositif. Au début, je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. Je me sentais seul, je ne comprenais rien et j’avais peur de mourir. Au bout d’un mois, j’ai commencé à comprendre ce qui se passait. Le 5 Avril 2004, je suis allé faire une numération de mes CD4 et le résultat affichait 136. On m’a dit que j’avais droit à une allocation d’invalidité et l’on m’a envoyé à l’hôpital Rob Ferreira. On m’a donné un formulaire que j’ai emmené au ministère.

Quand je suis entré à l’hôpital Rob Ferreira, j’ai rencontré des gens qui étaient aussi séropositifs et ils avaient l’air d’être en bonne santé et ils avaient bon moral. Alors je me suis dit que je n’étais pas seul et que je n’allais pas mourir. On m’a donné des médicaments que je devais prendre tous les jours. Au bout de trois mois, j’ai fait une nouvelle numération de mes CD4 et l’on m’a dit que j’avais besoin de prendre des antirétroviraux. En fait, je ne me rappelle plus le chiffre de mes CD4, mais c’était très bas. J’ai suivi des sessions de conseils sur la prise des antirétroviraux pendant trois semaines à l’hôpital de Shongwe et j’ai continué à prendre les autres médicaments. La troisième semaine, on m’a donné des antirétroviraux : efavirenz, d4T et lamivudine. On m’a conseillé de prendre trois cachets d’efavirenz tous les soirs et un de d4T et un de lamivudine le matin et la même chose dans l’après-midi.

Je n’ai pas eu d’effets secondaires graves, mais j’ai fait de mauvais rêves les deux premières semaines et j’ai vomi. J’ai consulté le Dr Black de l’hôpital Shongwe, il m’a dit que cela allait passer. Et c’est passé au bout de trois mois. Maintenant je suis sous antirétroviraux et je continue de recevoir une allocation. On m’a dit que l’allocation finirait en avril, mais je l’ai encore touché ce mois-là. Je ne connais pas mon taux de CD4 parce que, quand je suis allé au dispensaire, on m’a dit qu’on avait mal rangé mon dossier ! Il y a une chose que je n’oublie pas, c’est de prendre mes médicaments. J’ai même acheté un téléphone avec mon allocation avec une sonnerie pour me rappeler de prendre mes médicaments.

À tous ceux qui sont séropositifs, je voudrai dire : n’ayez pas peur de dévoiler votre statut de séropositifs parce que vous aurez le soutien des autres et cela vous aidera à voir le côté positif de la vie.

Plus d'informations : TAC

Publié le jeudi 9 juin 2005


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