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Le droit d’avoir un enfant

Treatment Action Campaign poursuit sa série de témoignages des malades du sida avec le récit d’une jeune mère séropositive.

Je m’appelle Gugu Dubazana, j’ai 25 ans, je suis une mère célibataire séropositive, ma petite fille Lungile a deux ans et nous habitons à Orange Farm (ndt :un bidonville près de Johannesburg) J’ai connu son père à l’école secondaire et c’était un garçon adorable, gentil, aimable, nous étions inséparables. Les problèmes ont commencé quand je suis tombée enceinte.

J’ai découvert que j’étais séropositive le premier mois de ma grossesse quand je suis allée à la clinique pour une visite prénatale. Au début, je n’ai pas eu le courage de le dire au père de l’enfant, mais grâce aux conseils et aux informations que m’a donnés le groupe de soutien de la clinique, je lui ai avoué au deuxième mois de ma grossesse. Sa réaction a été mitigée.D’abord il a pleuré en pensant à ce qui attendait le bébé ; et puis il a ri parce qu’il savait qu’il n’était pas seul et puis il a dit " excuse-moi ".Il se faisait du souci pour le bébé.

Je suis devenue plus forte à partie de ce jour-là-là et j’étais fière de donner naissance à un petit être. À six mois de grossesse, j’ai eu un zona et j’ai eu peur de le donner à mon bébé, mais à la clinique on m’a dit de ne pas me faire de souci et que le bébé allait bien. On m’a donné un traitement pour le zona.

Comme je savais pas mal de choses sur le VIH et son traitement, j’ai demandé de la névirapine pour ma petite fille juste après la naissance. Dix jours après sa naissance, elle a subi un test sanguin et les résultats ont été VIH positif. Elle avait aussi une infection buccale. Je me suis fait beaucoup de souci, le groupe de soutien à la clinique m’a dit que son test positif voulait dire qu’elle ne produisait pas encore ses propres anticorps et que le résultat positif était celui de mon statut séropositif. Elle n’était pas forcément infectée et il fallait attendre 18 mois pour faire un autre test et être sûr du résultat. Au bout d’une semaine, elle allait mieux et l’on a commencé à lui donner un traitement prophylactique. J’ai dû attendre 18 mois pour un nouveau test et j’étais sur des charbons ardents car si le test était positif cela voulait dire qu’elle serait traitée aux antirétroviraux toute sa vie.Elle avait perdu du poids et je n’arrivais pas à me faire à l’idée de donner des médicaments, toutes les douze heures, tous les jours à un bébé si jamais le test était positif.

Le jour du test est arrivé et le résultat a été négatif. J’étais aux anges et si heureuse que j’ai décidé de faire une numération de mes CD4 qui étaient à 500 avant et qui sont maintenant à 606. À tous ceux qui vivent ici, je dis " votre vie dépend de vous et cela dépend de vous d’être séropositif ou non. Ne vous privez pas du droit d’avoir un enfant " et à ceux qui ne connaissent pas leur statut, je dis " faites le test et demandez l’accès au traitement par les antirétroviraux si vous en avez besoin " Témoignage de Gugu Dubazana, recueilli par Skhumbule Hambani pour TAC.

Plus d'informations : TAC

Publié le mercredi 11 mai 2005


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