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Comment comprendre la politique du Black Economic Empowerment

Le BEE suscite de nombreux commentaires et réactions. Est-ce seulement une manière de s’enrichir pour quelques individus ou bien une politique à plus long terme pour une transformation de la société sud-africaine ? Dans ANC Today, le secrétaire du mouvement, donne son point de vue.

L’idée du BEE repose sur les exigences de la Charte de la Liberté adoptée, il y a 50 ans et qui affirmait "le peuple partagera les richesses du pays" A l’époque, le régime d’apartheid privait la population noire de tous ses droits y compris économiques. Un Noir n’avait que son travail, peu qualifié et mal payé, pour survivre.

À cause de ce passé, l’Afrique du Sud a hérité de deux économies, la première économie, majoritairement aux mains des Blancs, prospère et développée, intégrée à la marche du monde, et une seconde économie qui reste engluée dans la pauvreté et le sous-développement.

Pour construire une Afrique du Sud différente, où les injustices les plus flagrantes auront disparu, il faut unifier ces deux économies en un système économique où tout le monde trouvera son compte.

Le BEE ne peut pas être un simple transfert des atouts économiques à une nouvelle frange de la population, mais si la politique du BEE a un sens, elle doit transformer l’économie. Elle doit mettre en route une autre dynamique en créant de nouveaux marchés, de nouveaux investissements et devenir une force pour aller vers une nouvelle croissance.

Déracialiser la propriété des biens de production et des capitaux n’est pas en soi à condamner, mais cela ne transformera pas la société. Il faut que le BEE soit dirigé vers les plus pauvres, en particulier dans les zones rurales et cela inclut aussi l’accès à l’éducation et aux savoirs, ce dont la population noire a été privée pendant des décennies.

Un programme doit être mis en route pour le renforcement des secteurs du micro financement d’entreprises et le secteur coopératif. Le capital est largement concentré dans les banques, les compagnies d’assurances, les fonds de pension et le capital n’a jamais fait de philanthropie. Ce sont les banques qui ont jusqu’à présent profité de la politique du BEE et quelques individus, ce qui n’est pas l’objectif du mouvement démocratique ou du gouvernement

Le mouvement démocratique doit s’opposer à toutes formes de manœuvres pour l’enrichissement de quelques individus, mais soutenir les entrepreneurs qui veulent créer des entreprises viables, ayant des finances saines et qui ont pour vacation de contribuer à l’intégration de la seconde économie dans la première économie.

Ce sont les entrepreneurs qui sont à l’avant -garde de la transformation de l’économie, mais pour cela ils doivent avoir accès au capital sous la forme de crédit bancaire et aussi à la formation pour l’acquisition de compétences indispensables à une économie moderne..

En Afrique du Sud, l’État détient une large part de capital social qu’il peut mettre au service des nouveaux entrepreneurs. Des institutions existent déjà qui peuvent se concentrer sur l’aide à ces entrepreneurs. D’autre part, les syndicats ont leur mot à dire dans l’utilisation des fonds de pension.

Le devoir du mouvement démocratique est de veiller à ce que la déracialisation de la propriété du capital conduise à une véritable transformation économique et pour cela il faut un effort collectif de tous. Source ANC Today

Plus d'informations : ANC

Publié le mardi 8 mars 2005


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