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Enfin des droits pour les femmes du Swaziland ?

Le Swaziland qui n’avait pas de constitution depuis 1973. devrait bientôt en avoir une et un chapitre entier est consacré aux droits des femmes.

Le chapitre 29 de la future constitution stipule que les femmes et les hommes doivent être traités à égalité dans les domaines politique, économique et social.

Un tiers des sièges parlementaires devront être réservés aux femmes, mesure exigée de ses états membres d’ici 2005, par la SADC, la Communauté de développement d’Afrique australe.

Selon cette nouvelle constitution, les femmes seront enfin majeures et pourront ouvrir un compte en banque, faire un emprunt, signer un contrat, être propriétaire sans la tutelle d’un mari ou d’un homme de la famille.

L’avortement sera possible si la santé physique ou mentale de la mère est en danger ou si l’enfant risque de souffrir d’un handicap majeur.

En ce qui concerne le droit coutumier, le texte proposé reste ambigu. D’un côté le texte stipule qu’aucune femme" ne peut être contrainte de respecter les droits coutumiers si elle s’y oppose en toute conscience", mais d’un autre côté le texte dit que" les droits coutumiers sont inviolables".

Cette question est particulièrement importante aujourd’hui alors que la pandémie du sida fait rage. La veuve est obligée de se remarier avec le frère du défunt, ce qui est un risque majeur de contamination si la femme est porteuse du VIH, ou si le nouveau mari est aussi infecté.

Pour les militants des droits de la personne, la question reste de savoir si le droit constitutionnel l’emportera sur le droit coutumier. Il est évident qu’il faudra beaucoup de temps et des campagnes importantes pour que les femmes connaissent leurs droits et les fassent valoir.

Le Swaziland est la seule monarchie absolue du continent, un pays où les partis politiques sont interdits et le projet de constitution est muet sur leur autorisation. Plus inquiétant, le roi pourrait suspendre un droit s’il juge que cette mesure est dans l’intérêt public, mais le document ne donne aucune définition de " l’intérêt public"

Aucune date n’a été donnée pour la fin du débat sur la nouvelle constitution et il est encore difficile de savoir si ce texte mènera le Swaziland vers la modernité ou bien si le pays restera ancré dans la tradition. Source Inter Press Service

Publié le dimanche 27 février 2005


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