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Manifestations violentes bannies des écrans de la Sabc

Cachez cette violence, que je ne saurais voir ! Pour éviter la multiplication des manifestations violentes des habitants des townships qui protestent contre leurs conditions de vie déplorables, la direction de la SABC a décidé de ne plus parler de ces événements.

Ces dernières semaines des protestations contre l’absence d’amélioration des conditions de vie dans les quartiers les plus pauvres ont dégénéré en actes d’une violence extrême, des bâtiments publics ont été incendiés, en particulier des écoles.

Ces actes ont été condamnés aussi bien par les partis d’opposition que par les autorités gouvernementales. Personne ne peut cautionner un vandalisme aveugle qui finalement pénalise ceux qui souffrent déjà du manque cruel d’écoles, de dispensaires ou de logements. Est ce que montrer ses images peut servir de modèle à de potentiels futurs manifestants ? Ne pas montrer la violence sur les écrans est-ce vraiment la bonne réponse pour calmer les esprits ? C’est ce que pense le directeur de la SABC.

L’intention est louable, mais certains y voient une forme déguisée de censure. Le Cosatu demande que la décision soit annulée et que les Sud Africains puissent savoir ce qu’il se passe dans leur pays sans censure. Dans son communiqué, la centrale syndicale n’y va pas par quatre chemins et dénonce cette décision qui prend les citoyens pour des imbéciles « Nous ne vivons pas dans état qui nous pouponne et par conséquent nous n’avons pas besoin d’un radiodiffuseur public surprotecteur qui prenne soin de nous. »

Le Cosatu met aussi en garde contre une censure qui une fois mise en place trouvera mille et une façons de se développer au moindre prétexte. Le Cosatu rappelle aussi que la dénonciation de la censure a fait partie de la lutte contre l’apartheid. « Si cette décision n’est pas modifiée, elle donnera le signal d’un voyage dans l’inconnu, où les mandarins de la radiodiffusion publique auront le pouvoir de manipuler la couverture de l’actualité, de faire des listes noires d’organisations, d’individus et groupes sans aucune transparence et responsabilité devant qui ce soit ».

Publié le mercredi 1er juin 2016


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