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Marikana : la vérité, rien que la vérité !

La commission Claassens va t-elle réussir à faire toute la clarté sur les causes de la mort des trente-quatre mineurs de la mine de platine de Marikana ? Les premiers témoins entendus, des policiers, disent clairement que le rapport de la police a été modifié pour faire croire que les policiers se sentaient menacés par les grévistes. Mais les auditions sont suspendues…

La Commission Claassens a été nommée sur recommandation de la Commission Farlam pour déterminer si la cheffe de la police Riah Phiyega et ses subordonnés ont délibérément trompé la commission en niant que « l’option tactique » avait été prise la veille du massacre ; pour savoir si la police avait prévu que « l’option tactique » allait avoir un résultat tragique ; pour savoir si les propos tenus le lendemain du massacre était une façon de disculper la police ; pour savoir si le rapport donné au Président Zuma sur les événements ont été falsifiés pour justifier l’action de la police et enfin si Riah Phyega était apte à avoir ce poste de responsabilité.

Le juge Claassens et son équipe de juristes ont commencé à entendre des témoins qui étaient sur le terrain, un des premiers est le Brigadier Lindela Mashigo, responsable du service de communication de la police. Il rapporte que le lendemain du massacre, le 17 août, Riah Phiyega lui a a dicté les changements qu’elle voulait qu’il fasse sur le rapport initial avant de le lire aux journalistes. Elle a insisté pour qu’une phrase soit ajouté indiquant que les mineurs avaient des armes dangereuses, y compris des armes à feu, dont ils s’étaient servi pour tirer sur les policiers venus les désarmer. « La police a reculé et a été obligé d’utiliser la force maximale pour se défendre ». Ce rapport disculpe la police qui n’aurait fait que se défendre.

Un deuxième témoin, le Capitaine Ntlati qui commandait l’équipe de « la réponse tactique » a affirmé que lors d’ une réunion d’urgence dans les locaux de Lonmin le 16 août, on a dit aux commandants que la direction de la police avait ordonné la dispersion et le désarmement des mineurs rassemblés à la colline Wonderkop (Wonderkop Koppie). Riah Phyiega a prétendu avoir oublié les détails de la réunion où cette décision avait été prise, n’ayant pas, dit-elle « une mémoire photographique ».

Après ces deux témoignages, l’audition publique des témoins a été ajournée. La commission doit finir ses travaux pour le 1er juin et le juge Claassen veut élargir son enquête et entendre tous les témoins qui ne l’ont pas été à la Commission Farlam. La Campagne de soutien à Marikana veut que toute la vérité soit faite « Nous lui demandons de dire toute la vérité et rien que la vérité » et de ne pas se sacrifier pour protéger les décideurs politiques.

Publié le samedi 7 mai 2016


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