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Conseil national de l’Anc

Plus de 2000 délégués sont réunis du 9 au 11 octobre pour le Conseil national de l’Anc, réunion entre deux conférences nationales pour à la fois vérifier que les décisions prises sont mises en place et infléchir la politique du parti pour faire face aux manquements et rectifier le tir si nécessaire. Ce conseil prend toute son importance avant les élections locales de 2016.

Le Président Jacob Zuma, comme le secrétaire de l’Anc, Gwede Mantashe ont mis en avant les difficultés que rencontrent le parti : perte d’effectifs, lutte de factions, corruption.

Depuis 2012, l’Anc est passé de 1 200 000 adhérents à moins de 800 000, soit une perte de près de 37% de ses effectifs Les bastions de l’Anc, comme la province du Free State, du Gauteng, du Cap oriental ou du KwazuluNatal ont vu leurs effectifs diminuer de plus de la moitié.

Les raisons sont multiples : luttes de factions, clientélisme, corruption, indiscipline. Les luttes de faction sont « un cancer qui doit être éliminé » a souligné Jacob Zuma qui a précisé que ces luttes intestines ne reposaient sur rien d’autres que la convoitise, la soif de pouvoir pour l’enrichissement personnel. Devant de tels comportements, les électeurs se détournent de l’Anc ou ne vont plus voter.

La méthode qui consiste à distribuer les cartes d’adhérent en fonction des besoins de ceux qui détiennent le pouvoir dans les organisations du parti et de faire des adhérents du bétail à voter a été fustigée par le président. La manipulation flagrante éloigne les adhérents honnêtes et apporte discrédit au parti.

Le président, comme le secrétaire général ont nié l’existence de « faiseurs de roi » ou d’un groupe réunissant les responsables de trois provinces, surnommé « the premier league », qui préparerait dans l’ombre la succession de Jacob Zuma avant la conférence nationale de 2019.

Tout en insistant pour que la question de sa succession ne soit pas abordée à ce conseil, en déclarant qu’il ne ferait pas de troisième mandat, ce qui serait une violation de la constitution, Jacob Zuma ne peut pas empêcher des noms de circuler et les partisans de l’un ou de l’autre de s’exprimer.

Les problèmes qui traversent l’Anc en ce moment et sa perte de confiance auprès de son électorat ont bien étaient décrits sans complaisance, reste à voir quelle décisions seront prises pour y remédier rapidement, car l’enjeu est de taille avant les élections de 2016 qui pourraient voir de grandes métropoles basculer dans l’opposition.

Plus d'informations : anc today

Publié le dimanche 11 octobre 2015


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