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Accueil mitigé du discours du Président Zuma

La tragique affaire Pretorius a mis au second plan le traditionnel discours sur l’état de la nation, prononcée par le Président Zuma et qui marque la rentrée parlementaire et la rentrée politique du pays.. Le pays attendait plus de pugnacité de la part du président et des pistes réelles pour trouver des solutions aux problèmes du pays dont le président s’est très souvent contenté d’en dresser la liste.

La tragique affaire Pretorius a mis au second plan le traditionnel discours sur l’état de la nation, prononcée par le Président Zuma et qui marque la rentrée parlementaire et la rentrée politique du pays.. Le pays attendait plus de pugnacité de la part du président et des pistes réelles pour trouver des solutions aux problèmes du pays dont le président s’est très souvent contenté d’en dresser la liste.

Le Président était très attendu sur la question du Plan national de développement, la question de l’emploi des jeunes, la question de l’éducation. Sur aucun de ces points cruciaux il n’a donné de réponses hardies ou novatrices.

Pour le NDP, le Plan national de développement, le Président a redit que c’était la solution pour venir à bout de la pauvreté, du chômage et des inégalités, mais que sa mise en œuvre exigeait une croissance d’au moins 5% et que les partenaires économiques, patronat et monde du travail, devaient travailler ensemble pour trouver les bonnes solutions. Une exhortation qui n’est pas nouvelle.

Le chômage des jeunes qui est « la bombe à retardement » du pays a été évoqué par le Président qui a rappelé qu’un tiers de la population est âgé de moins de 15 ans. Un rappel des efforts par les entreprises d’état pour accueillir des apprentis a été évoquée , mais rien de concret sur le salaire des jeunes qui est une pomme de discorde entre l’Anc et le Cosatu qui voit dans ce salaire subventionné par l’état un moyen de peser sur les salaires en général et un cadeau fait au patronat.

La patate chaude de la taxation des revenus miniers a été évoquée en termes vagues et en remettant l’affaire à une commission. Le Président a écarter définitivement l’idée d’une nationalisation des mines. L’ombre de la tragédie de Marikana n’a eu pour résultat que la mise garde contre de futures grèves illégales et la menace de représailles contre toute forme de violence.

L’éducation a été évoquée en termes très convenus ave l’incantation habituelle à la priorité absolue pour la nation d’investir dans son avenir en améliorant l’éducation de ses jeunes. A part l’annonce d’une éventuelle revalorisation des salaires des enseignants, pas d’annonce de grands projets ou de réformes de fonds pour remettre en ordre de marche un système éducatif qui en a bien besoin.

La question de la terre a été évoquée en rappelant qu’il y a cent ans les premières lois sur lois sur la terre ont confisqué 83% des terres africaines pour les donner aux colons blancs. En affirmant que « la question de la terre est une question ultra sensible », Jacob Zuma a annoncé des procédures plus rapides pour la restitution des terres, pour la vente et l’achat de terres, et des aides plus conséquentes pour les nouveaux exploitants.

Ce discours sur l’état de la nation n’a guère soulevé l’enthousiasme, ni apporter de grands espoirs de changement pour ceux qui souffrent le plus dans un pays où la pauvreté et les inégalités perdurent d’année en année.

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le dimanche 17 février 2013


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