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Massacre à la mine de platine de Marikana

L’affrontement entre les mineurs et les forces de police a tourné au drame. Pour déloger les mineurs massés à l’extérieur de la mine sur la colline la police a tiré. Le bilan est lourd : au moins 35 morts et les images de cet affrontement rappelle celles du temps de l’apartheid. L’Afrique du Sud est sous le le choc.

Depuis près d’une semaine, la situation a empiré et ni le Num, syndicat majoritaire , ni le nouveau syndicat Amcu n’ont été en mesure de faire entendre raison à des mineurs bien décidés à faire entendre leurs revendications par tous les moyens.

La colère des foreurs est ancienne. Dès le mois de février (voir notre article du 12 février), les foreurs, ceux qui font le travail le plus difficile et le plus dangereux avaient déjà manifesté pour des augmentations de salaires sans être entendus.

Ces foreurs travaillent sur le front de taille avec des marteaux piqueurs huit heures par jour au moins pour un salaire de 4000 rands par mois (environ 400 rands ), un salaire insuffisant pour faire vivre une famille. La plupart viennent du Lesotho ou de la province du Cap oriental et ils ont l’impression que ni les syndicats en place, ni la direction ne veulent voir leur grande misère.

Leurs revendications de 12000 rands par mois, le triple de leurs salaires actuels, ne semble guère réaliste, mais en en arrêtant le travail, ils savent qu’ils stoppent toute l’exploitation de la mine. Pour une fois, les sans voix ont le pouvoir et cultivent une sorte d’image virile de guerriers invincibles. Le dialogue entre un syndicat bureaucratique, une direction forte de son droit sur ses salariés et des salariés qui travaillent dur sans être récompensés à la hauteur de la valeur réelle de leur travail est de plus en plus difficile.

Une enquête va être ouverte pour savoir ce qui s’est vraiment passé à Marikana. Toute la classe politique a exprimé son horreur devant la tragédie, mais la compassion si elle est nécessaire en ces moments dramatiques, ne remplacera pas le dialogue et la construction d’un nouvel équilibre social où ceux qui peinent chaque jour au fond de la mine seront rétribués équitablement.Source Business Day et Daily Maverick

Publié le vendredi 17 août 2012


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