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Les compagnies privées de sécurité sud-africaines et la corne de l’Afrique

Le dernier rapport du Groupe de contrôle des Nations unies sur la Somalie et l’Erythrée, selon des fuites parues dans la presse, mettrait en cause plusieurs pays ayant violé les résolutions 733 (1992) et1844 (2008) du Conseil de sécurité. Parmi ces pays on trouve l’Ouganda, l’Ethiopie, les Emirats arabes unis et l’Afrique du Sud qui n’aurait pas contrôlé l’activité de ses compagnies privées de sécurité.

Le rapport cite quatre compagnies privées de sécurité basées en Afrique du Sud : Australian African Global Investments, the Pathfinder Corporation, Sterling Corporate Services et Saracen International. La première de ces compagnies AAGI aurait déjà était épinglée pour son implication dans la fourniture de matériel militaire à la PMPF, les forces de police maritimes du Puntland, qui combattent la piraterie. Le 21 novembre 2011 du matériel militaire aurait transité par l’aéroport de Johannesburg en direction du Puntland avec pour destinataire Sterling Corporate Service/Saracen qui travaillent dans le pays.

La compagnie Saracen International est dirigé par Lafras Luitingh, un des fondateurs de la plus connue des compagnies de sécurité sud-africaine Outcome Excutives. L’homme est connu aussi pour avoir joué un rôle important dans le South African Civil Cooperation Bureau du temps de l’apartheid. Ce CCB, un paravent pour le gouvernement de Pretoria avait pour mission d’éliminer les militants anti-apartheid partout où ils se trouvaient dans le monde.Ce CCB pourrait être le commanditaire du meurtre de Dulcie September, la responsable de l’Anc à Paris.

Selon le rapport trois hélicoptères et trois avions enregistrés dans trois pays différents auraient été vendus aux PMPF et deux ces hélicoptères, des Alouettes III type 316 B auraient été « temporairement exportés » vers les Emirats unis via les Seychelles. La transaction, versée sur des comptes de la SCS/Saracen, se monte à deux millions de dollars. Toute sortes d’armes et équipements ont été cédés sans autorisation à la Somalie et l’Erythrée.

L’ Afrique du Sud opère en Somalie en toute légalité pour aider à lutter contre la piraterie, mais ce que le rapport met en lumière ce sont les actions illégales menées par les compagnies privées de sécurité. Pourtant il existe une loi sud–africaine de 2006 qui interdit toute activité de mercenariat dans un pays où il y a un conflit armé et le paragraphe 2 de la loi interdit « à toute personne de participer comme combattant rémunéré à titre privé à un conflit armé » et cette loi s’applique à tous citoyens et résidents sud-africains. En clair elle met hors la loi toute activité de mercenariat.

Les compagnies sud-africaines devraient donc être poursuivies devant la justice sud-africaine et devraient subir les foudres des sanctions des Nations unies. Le Groupe de contrôle recommande aux gouvernements incriminés, Afrique du Sud, Ouganda, Ethiopie et Emirats arabes unis de prendre toutes les mesures pour empêcher toutes les activités d’assistance militaire à la Somalie en violation des résolutions 733 (1992), 1425 (2002) et 1844 (2009) du Conseil de sécurité des Nations unies. Pour le moment les autorités sud-africaines n’ont pas réagi. Source Daily Maverick

Publié le dimanche 22 juillet 2012


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