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Répression de la semaine d’action au Swaziland

Alors que des manifestations pacifiques demandent des réformes démocratiques au gouvernement du Roi Mswati III, la police est intervenue brutalement en arrêtant et blessant des centaines de manifestants. Quand les pays occidentaux prendront-ils conscience de la violence du dernier monarque absolu du continent africain ?

Dans plusieurs villes du pays la police a utilisé les gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc pour disperser les manifestants. La police a qualifié d’invasion la venue des militants étrangers venus apporter leur soutien au peuple swazi et les a menacé d’une reconduite à la frontière. Ce qu’elle a fait pour des dirigeants du Cosatu qui n’ont pas pu prendre la parole et ont été déportés. Les journalistes n’ont pu faire leur travail correctement car ils étaient constamment sous la menace de la censure. Des dirigeants du Pudemo, le parti d’opposition et des dirigeants syndicats du Swaziland ont été sauvagement tabassés par les forces de police.

Dans une déclaration le Pudemo, le parti d’opposition, condamne la brutalité policière et demandent à la communauté internationale de ne montrer aucune sympathie pour ce régime dictatorial et corrompu et d’arrêter de lui accorder des aides financières.

Dans un câble datant de février 2010 diffusé par Wikileaks, l’ambassadeur des Etats unis avait confié que le “roi Mswati III n’était pas intellectuellement développé” et qu’il était “déséquilibré”. La comparaison avec le monarque précédent Sobhuza II n’est guère flatteuse pour le souverain actuel qui n’est « qu’un bâtard obscur » que l’on est allé chercher parce que la famille royale n’arrivait pas à se mettre d’accord sur le successeur au trône.

Dans un reportage diffusé sur la BBC, beaucoup de personnes interrogées dénoncent la pauvreté et l’arbitraire du régime, mais beaucoup hésitent à franchir le pas en dénonçant ouvertement la monarchie. « on parle ici de gens qui ont vécu 38 ans dans un pays sous état d’urgence, d’une génération qui ne connaît rien à la démocratie et qui a vécu dans un environnement où personne ne peut s’exprimer librement ».

S’il est suicidaire de critiquer le roi, depuis plusieurs mois l’opposition, les syndicats, la société civile organisent manifestations après manifestations pour demander la démission du Premier ministre Dlamini et de son gouvernement.

Publié le vendredi 9 septembre 2011


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