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Swaziland, l’enfer journalistique

Le Swaziland est un des pays où les journalistes ont tellement peur d’être emprisonnés qu’ils pratiquent par instinct de survie l’autocensure et que le public a recours aux réseaux sociaux pour échanger des informations.

Pour la journée internationale de la liberté de la presse, le rapport du département d’État américain écrit que le Swaziland est un pays qui pratique une censure féroce de la presse. Bien qu’inscrite dans la Constitution, la liberté de la presse est soumise au bon vouloir du monarque qui interdit toute critique de la monarchie ou du premier ministre sous peine d’être accusé de trahison.

La loi autorise le gouvernement à interdire toute publication qu’il juge « préjudiciable aux intérêts de la défense, de la sécurité publique, de l’ordre public, de la morale publique ou de la santé publique ».

Les journaux critiquent la corruption et l’inefficacité du gouvernement mais évite soigneusement toute critique de la famille royale. Le rapport fournit une longue liste de journalistes harcelés, menacés, battus ou arrêtés en faisant leur métier.

En 2009, le procureur général a mis en garde les journalistes contre toute tentative de soutenir « les terroristes » et le risque d’emprisonnement selon la loi sur la suppression du terrorisme. En 2010, le service national de radio et télévision a interdit aux syndicats toute annonce à moins d’en avoir reçu la permission par la police. Les procès pour diffamation ont été largement utilisés pour censurer la presse.

Pour le moment, aucune loi n’interdit ou ne restreint l’accès à Internet et les individus peuvent librement échanger des informations ou exprimer leur opinion. Il existe des cafés internet en ville et on estime que 4,2 % de la population du Swaziland utilisent l’outil Internet, la population étant majoritairement rurale et illettrée.

Selon Maxwell Mthembu, professeur en journalisme et communication à l’université du Swaziland les nouvelles formes de réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter remplace le travail des journalistes qui ne peuvent plus exercer leur métier à cause de la censure. « C’est une honte que les journalistes soient tellement effrayés de parler des questions importantes qui affectent la nation. Ils ont même peur de parler de la corruption ».

La censure devient inutile parce que les nouvelles circulent sur les réseaux sociaux, ce que le gouvernement n’a pas encore bien compris pour le moment. L’absence de débats sur les questions politiques, économiques et sociales qui affectent le pays ne peut que renforcer l’usage des réseaux sociaux.

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Plus d'informations : Swazinewsletter

Publié le samedi 7 mai 2011


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