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Afrique du Sud : sport et racisme, la recette pour perdre

L’Afrique du Sud est revenue de Pékin sans gloire ni médailles, ces jeux olympiques ont été une immense déception pour le sport sud-africain. Blade Nzimande, secrétaire général du Sacp donne son point de vue sur les raisons de cette contre-performance dans un article de Umsebenzi online.

La piètre performance des sportifs sud-africains à Pékin contraste avec la qualité du rugby qui a vu le couronnement de l’équipe nationale des Springboks au dernier championnat du monde. Cela ne fait que mettre en évidence la continuité d’une situation qui prévalait sous le système d’apartheid. Depuis 1994 bien peu de choses ont vraiment changé dans la politique sportive du pays.

Le sport ne peut être un luxe réservé à quelques-uns, une bonne politique sportive est un élément essentiel de la cohésion sociale, la pratique sportive est un atout dans la politique de santé d’un pays, surtout pour la jeunesse. Ce n’est pas le cas en Afrique du Sud.

Le manque criant d’équipements sportifs et la vétusté de ceux qui existent dans les quartiers populaires et les zones rurales l’absence de pratique sportive à l’école font que le sport reste toujours une activité pour ceux qui ont les moyens financiers, c’est-à-dire majoritairement la population blanche et une petite frange de la nouvelle couche moyenne noire.

Blade Nzimande fait remarquer dans son article que l’Afrique du Sud de l’apartheid réussissait plutôt bien dans certaines disciplines sportives, pas seulement le rugby ou le cricket, mais aussi en athlétisme et natation parce qu’il y avait un financement public pour ces activités réservées à la population blanche.

Comme partout dans le monde, le sport est devenu une affaire commerciale, une activité de professionnels qui empochent de grosses sommes d’argent et toute l’attention est portée sur les performances des équipes nationales, sans se soucier de promouvoir le sport amateur de qualité.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’Afrique du Sud va accueillir la Coupe du monde de football en 2010 et qu’il ne semble pas y avoir une politique claire pour savoir comment un tel événement pourrait avoir un impact positif sur la pratique du football amateur au niveau local.

La pratique autrefois florissante des tournois de football scolaire a pratiquement disparu alors que le sport à l’école est souvent non seulement un vivier pour découvrir de nouveaux talents, mais avant tout un encouragement à la pratique du sport.

La priorité devrait être de fournir les 28000 écoles que compte le pays en équipements sportifs dignes de ce nom, puis de créer des « pôles d’excellence » au niveau de chaque province dans toutes les disciplines sportives. Le sport devrait être une préoccupation de tous les responsables politiques, des élus locaux comme des parlementaires.

L’état du sport en Afrique du Sud demande une politique volontariste de la part du gouvernement pour une véritable transformation. Le sport ne peut pas être laissé aux seules mains de quelques personnes plus préoccupées d’enrichissement et de prestige personnel que d’une réelle promotion du sport à l’échelle du pays.

Plus d'informations : sacp

Publié le mercredi 10 septembre 2008


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