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Swaziland : une nouvelle constitution, pour quoi faire ?

La nouvelle constitution que le roi Mwasti III a signée au début de l’année est en théorie une constitution qui accorde plus de droits au peuple swazi, mais la réalité que connaît la grande majorité n’a guère changé : régime autoritaire et pauvreté.

Le droit de rassemblement et la liberté de parole, qui permet l’existence de partis politiques. est reconnu dans la constitution. Pourtant quand un paru d’opposition manifeste pour demander une monarchie constitutionnelle, la police charge en prétendant que les partis politiques sont toujours interdits Dans le même temps un nouveau parti royaliste est lancé en grande pompe.

Dans un pays majoritairement pauvre et rural, la population n’a pas accès aux moyens modernes d’information. Les églises ont décidé de mener des campagnes d’information sur les nouveaux droits reconnus dans la nouvelle constitution. Cette connaissance de leurs droits permettrait aux femmes d’échapper au droit coutumier et au régime patriarcal qui les prive de toute autonomie

Il est difficile aussi de parler de droits économiques quand les deux tiers de la population vivent au-dessous du seuil de pauvreté et que le sida touche au moins 40% de la population adulte. Dans ces conditions déplorables, le taux de suicides est en constante augmentation, les pauvres et les malades ne veulent pas être un poids supplémentaire pour les familles.

La production de céréales ne permettra pas encore cette année de nourrir la population et le pays aura une fois de plus recours aux aides alimentaires du Programme alimentaire mondial de l’ONU. Les récoltes sont en 2006 inférieures aux années précédentes en raison de la sécheresse et des ravages de l’épidémie du sida et elles n’ont donné que 81 000 tonnes alors qu’il faut 190 000 tonnes pour nourrir la population

L’industrie textile et de l’habillement a, comme partout en Afrique australe, été durement touchée par la concurrence chinoise. Il y a dix ans, tout le monde a crié au miracle quand le pays a accueilli à bras ouvert les ateliers asiatiques de confection qui ont créé des milliers d’emplois. La pilule est amère aujourd’hui, quand ces mêmes investisseurs mettent la clé sous la porte en oubliant de verser les derniers salaires.

Une nouvelle constitution était certainement indispensable dans cette monarchie africaine, mais les bienfaits de la démocratie sont encore bien loin de toucher le peuple swazi qui lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle fasse pression sur le monarque pour que leurs droits élémentaires soient respectés. Source Swaziland News Letter

Publié le dimanche 13 août 2006


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