Au cours de la 10éme conférence de la Cosatu de nombreux syndicats ont demandé la légalisation de la prostitution et certains ont même demandé que les municipalités offrent des endroits pour la pratique de ce genre de commerce. Toutefois le syndicat des enseignants Sadtu a mis en garde sur « les très importantes implications « que la légalisation de la prostitution aurait sur la société sud-africaine. Le secrétaire général du Sacp a demandé aux congressistes d’être prudents à propos d’une « industrie qui exploite les femmes ». La fondatrice de l’Association Rape Crisis, J.Mayne dans un article de Business Day dénonce la confusion du discours sur la prostitution. Elle dénonce l’utilisation du terme « sex worker » qui fait de la prostitution un emploi comme un autre alors que la prostitution est avant tout « un acte de violence contre les femmes’ , comme elle dénonce l’idée que la prostitution puisse être un choix volontaire. La prostitution est un acte qui déshumanise, qui rabaisse et qui tue les femmes. Le taux de mortalité chez les prostituées est 40 fois supérieur à la moyenne. Elle dénonce le faux argument de dire que tout travailleur « a droit à être protégé » et celui de dire que ce n’est pas la prostitution qui est dangereuse mais la criminalisation de la prostitution. La loi est normative et une loi qui décriminalise la prostitution enverra le mauvais message, à savoir que cette violence faite aux femmes est acceptable.
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© RENAPAS
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