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La course à l’emploi pour les jeunes Sud-africains

Les résultats du « matric » , l’équivalent de notre baccalauréat, sont largement commentés dans la presse et si tout le monde félicite les nouveaux bacheliers,cette année le taux de réussite est de 78,2%, la course à l’emploi reste le défi majeur dans un pays où un jeune sur trois reste à la porte du monde du travail.

Trouver un emploi avec son diplôme en poche reste du domaine du miracle non seulement en Afrique du Sud, mais dans de nombreux pays où la crise a sévi. L’Ocde n’est guère optimiste pour les pays développés, pointe du doigt la situation des jeunes en Espagne et conclut que l’emploi des jeunes reste « une bombe à retardement ».

De manière générale une économie atone, un taux d’inflation élevé et une monnaie faible ne sont guère les signes d’une économie prospère, donc d’un marché de l’emploi dynamique prêt à absorber les jeunes qui entrent sur le marché du travail. Ce n’est pas tant le niveau ou la formation des jeunes qui est en cause que la situation économique du pays. « Je pense que le patronat fait porter la responsabilité du chômage des jeunes au système éducatif …alors que j’ai l’impression que ce sont les jeunes qui subissent le poids d’une économie en berne » fait remarquer un professeur d’université.

En Afrique du Sud comme ailleurs, la meilleure solution pour un jeune bachelier est de poursuivre des études supérieures, sauf que le nombre de places offertes dans les universités ou établissements d ‘études supérieures est bien inférieur aux nombres de demandes. Dans l’euphorie de la publication des résultats au « matric » on oublie aussi de dire que la moitié d’une cohorte d’âge abandonne l’école en cours de route et que pour ces jeunes sans diplôme et sans emploi, l’avenir est bien sombre.

La nouvelle loi qui vise à favoriser l’emploi des jeunes et qui entre en vigueur au 1er janvier 2014, va-t-elle réussir à ouvrir le monde du travail aux jeunes ? Le gouvernement a du batailler ferme pour faire adopter la loi qui permet à un patron qui embauche un jeune de 18 à 29 ans de se faire rembourser la moitié du salaire versé( au moins 2000 rands soit environ 200 euros) par le gouvernement.

Les syndicats sont définitivement opposés à une loi qui permet au patronat d’avoir une main d’œuvre au moindre coût et craignent de le voir se débarrasser d’une main d’oeuvre vieillissante qui lui coûte trop cher. Les analystes ne voient dans cette Employment Tax Incentive Act qu’une solution temporaire au problème de l’emploi des jeunes, et même de l’emploi en général.

Le problème du marche du travail en Afrique du Sud est la distorsion qui existe entre une économie moderne qui demande des employés bien formés et compétents et une offre de personnel aux performances médiocres. Pour certains, il faut aussi changer le code du travail avec plus de flexibilité et un gain de productivité accrue.

La question de l’emploi des jeunes est tout autant un enjeu économique qu’un enjeu de société. La question est universelle, simplement plus aigüe dans un pays émergent.

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le mardi 7 janvier 2014


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