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La vague de grèves menace les investissements en Afrique du Sud

L’impact de la grève tragique de Marikana n’en finit pas d’avoir des répercussions aussi bien dans le secteur minier que dans d’autres secteurs d’activités. Le très mauvais climat social nuit à l’activité économique du pays et inquiète les investisseurs.

L’impact de la grève tragique de Marikana n’en finit pas d’avoir des répercussions aussi bien dans le secteur minier que dans d’autres secteurs d’activités. Le très mauvais climat social nuit à l’activité économique du pays et inquiète les investisseurs.

Après Marikana , les grèves se multiplient dans le secteur minier. Après les mines de platine, les mines d’or sont touchées. Les six mines de la compagnie AngloGold Ashanti , un des plus gros producteurs d’or du pays, ont du arrêter leur production à la suite de grèves sauvages qui se sont multipliées depuis une semaine. La production annuelle de ces mines est de 4,3 millions d’onces soit cinq pour cent de la production mondiale. La production d’or totale de l’Afrique du Sud représente un tiers de la production mondiale.

Les mines de Gold Fields ont aussi été affectées par des grèves sauvages ainsi que des mines de charbon, de chrome. Tous les mineurs demandent des augmentations de salaires de l’ordre de celles accordées aux mineurs de Marikana, c’st-à-dire entre 11 et 22% d’augmentation mensuelle, ce qui va bien au-delà des accords salariaux déjà négociés qui atteignent au mieux 9%.

Le secteur des transports routier est aussi sérieusement touché par une grève à l’appel du Satawu pour une augmentation de 12% du salaire mensuel. Les négociations avec le patronat n’ont rien donné, les discussions sont au point mort et la grève se durcit. Le syndicat appelle les travailleurs des ports et du fret ferroviaire a exprimé leur solidarité en refusant de transporter et décharger les marchandises.

En dépit de l’appel au calme et à la discipline lancé par le syndicat, les manifestations sont devenues très violentes dans plusieurs endroits du pays. A Johannesburg une centaine de chauffeurs grévistes armés de pangas et de haches a envahi une gare ; au Cap deux camions ont été incendiés ; à Durban des camions ont été endommagés à coups de cailloux et des chauffeurs blessés.

Des menaces de grève pèsent aussi sur d’autres secteurs et menacent de perturber l’activité économique à la période précédant la saison des grandes vacances d’été et des fêtes de fin d’année.

Les investisseurs sont inquiets de la tournure des événements et constatent que les syndicats ont de plus en plus de mal à se faire entendre des travailleurs. Les grèves illégales qui se multiplient, une révision qui traîne du Code de travail et des droits miniers ajoutent à l’incertitude qui domine dans ce secteur. « L’ennui c’est que nous ne savons pas quand tout cela va se terminer. Cela donne l’impression que personne ne contrôle la situation » » a commenté un analyste.

Pour le directeur de l’Organisation internationale du travail l’Afrique du Sud a besoin d’un mécanisme qui permette un dialogue social permanent pour trouver des solutions à la question fondamentale de la pauvreté et du chômage pour éviter les confrontations violentes.

Même s’il existe déjà des forums de discussion comme le Nedlac, qui réunit, depuis 1980, gouvernement, syndicats et patronat, il y a grand besoin d’une révision en profondeur de son fonctionnement.

Plus d'informations : cosatu Media Monitor

Publié le jeudi 27 septembre 2012


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