Le courant ne passe plus entre le ministère de l’Education et les enseignants

Le plus puissant syndicat des enseignants exige la démission immédiate de Ms Angie Motshekga, Ministre de l’éducation, il y a quelques jours le syndicat avait demandé le renvoi du directeur-général Bobby Soobrayan. Dans un communiqué cinglant le syndicat énumère les bourdes et les provocations de leur ministère de tutelle et menace de cesser toute activité en dehors des stricts horaires d’enseignement.

La décision unilatérale de la ministre de ne pas respecter un accord salarial qui date de deux ans a fait déborder un vase déjà bien plein de griefs pour l’année 2012. L’incapacité des services du ministère de fournir les manuels scolaires dans la province du Limpopo a été critiquée au sein même de l’Anc ; dans la province du Cap nord, les élèves ne sont pas allés en classe pendant trois mois à cause de protestations ; dans la province du Cap orientale 4000 enseignants auxiliaires qui n’ont pas été réembauchés sont allés devant les tribunaux et dans la province du Cap occidental des écoles ont été fermées parce qu’elles n’avaient pas assez d’élèves.

Pour achever le tableau, l’idée de mettre un système sophistiqué et très coûteux de contrôle des enseignants accusés d’absentéisme a provoqué leur fureur de se voir « fliqués » alors que les problèmes quotidiens de manque de matériel, de locaux, de formation sont toujours remis à plus tard.

En conclusion de sa déclaration, le Sadtu, qui syndique près de 240 000 enseignants exprime son épuisement en ces termes : « Nous avons atteint l’étape ultime où nous demandons avec ferveur à la ministre de prendre la décision honorable de donner sa démission sans délai. Nous espérons que cette démission que nous attendons entrainera aussi celle de son directeur général. »

Retrouvez cet article sur la Toile : http://renapas.rezo.net/spip.php?article526

Retour à la page d'accueil du site RENAPAS
retour à l'article

© RENAPAS