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Actualités sociales
sur l'Afrique australe

Cigarettes et écran de fumée sur le continent africain

Dans son programme Panorama, la BBC a mis à nu les activités de corruption de la multinationale British American Tobacco(BAT) sur le continent africain grâce aux témoignages de lanceurs d’alerte. Ce qui est étonnant dans cette affaire c’est que tout le monde le savait depuis longtemps, mais que tout le monde laissait faire. Les affaires restent les affaires quelque qu’en soit le prix.

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Afrique du Sud : lanceur d’alerte, une activité à haut risque

L’assassinat de Babita Deokaran par des tueurs à gages à mis à nu la fragilité de la vie de ceux et celles qui dénoncent la corruption qui ravage le pays. Ce crime n’est hélas pas une exception dans un pays où la loi et la justice ont du mal à se faire entendre.

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Quand une usine de produits chimiques prend feu près de Durban

L’emprisonnement de Jacob Zuma, suivi d’émeutes bien orchestrées, a causé des dégâts non seulement sociaux et politiques, mais des dégâts environnements très graves et dont les conséquences commencent à être connues grâce aux journalistes d’investigation de AmaBhugane, (Fouiller la bouse, fertilise la démocratie), dont je résume l’essentiel ici.

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Le Parti communiste d’Afrique du Sud a cent ans

La formation du parti communiste d’Afrique du Sud plonge ses racines dans le mouvement d’opposition à la Première Guerre mondiale et la formation de la première Ligue internationale socialiste. Réunis dans la ville du Cap pour un congrès de quatre jours les 29, 30 et 31 juillet et 1er août 1921, 2000 délégués adoptèrent la résolution pour la création du Parti communiste d’Afrique du Sud.

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Cyril Ramaphosa peut-il redonner confiance dans le gouvernement dirigé par l’ANC ?

Après les quatre jours de pillage et de destruction qui ont ravagé deux provinces : le Kwazulu Natal et le Gauteng, quelle est la marge de manœuvre pour le chef de l’état et le président de l’ANC de redonner espoir et confiance à une population pauvre et désespérée ?

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Jacob Zuma en prison et après ?

La tragicomédie de la reddition de Jacob Zuma à la police était le dénouement attendu par les Sud-africains fatigués de la corruption, du chômage et de la pauvreté mais aussi avec l’angoisse de voir la guerre entre pro et anti Zuma s’intensifier au Kwazulu Natal et s’étendre au-delà de la province de l’ancien président, entrainant le pays dans le chaos.

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Swaziland ou Eswatini, la monarchie persiste, le peuple se révolte

Qui peut placer correctement ce royaume africain sur une carte ? Les touristes, peut-être, qui trouvaient tellement exotique la danse des roseaux, où le roi venait choisir une nouvelle épouse parmi les danseuses vierges. Et voilà que les sujets de sa majesté Mswati III se révoltent et attirent l’attention de nos médias.

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Jacob Zuma en prison : le début de la fin ?

Après 17 ans d’impunité, la justice vient de condamner Jacob Zuma à 15 mois de prison pour injure à la cour. Il doit se rendre à la police sous cinq jours, faute de quoi, c’est la police qui viendra le chercher pour l’emmener en prison. Un grand soulagement pour les honnêtes citoyens sud-africains.

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Une constitution pour tous les Sud-Africains

Pour mettre fin au régime d’apartheid il fallait une nouvelle constitution qui garantisse les mêmes droits à tous les citoyens sud-africains, les droits humains fondamentaux dans un esprit de réconciliation et sans possible retour en arrière. Un travail colossal commencé en 1993, achevé par l’adoption de la nouvelle constitution le 8 mai 1996 par l’Assemblée constituante. Solennellement et symboliquement signée par Nelson Mandela le 16 décembre 1996 à Sharpeville, elle entrera en vigueur le 4 février 1997.

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Kenneth Kaunda, le dernier géant de la décolonisation

Kenneth Kaunda est mort comme il a vécu : modestement. Il n’a pas cherché à se faire soigner dans un luxueux hôpital étranger, il a été hospitalisé pour une pneumonie dans un hôpital militaire de Lusaka. Président de la Zambie indépendante pendant 27 ans, il avait accepté la défaite électorale en 1991, gardant intacte sa réputation de Père de la nation et de combattant de la liberté.

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Les brèves

Nous ne saurons jamais la vérité sur la mort d’Ahmed Timol

Ahmed Timol était un militant de l’Anc et du Sacp mort en détention le 29 octobre 1971. Probablement torturé à mort, ses geôliers avaient jeté son corps par la fenêtre pour faire croire à un suicide. L’acharnement de la famille pour connaître la vérité vient de prendre fin avec la mort du dernier geôlier survivant Joao Rodriguez le 9 septembre 2021. La famille avait réussi à faire ré-ouvrir le dossier qui faisait parti de ceux pour lesquels la Commission Vérité et Réconciliation recommandait une poursuite d’enquête. Ne pas connaître toute la vérité sur les crimes commis sous le régime d’apartheid est un déni de justice pour les familles, mais aussi un reniement des valeurs pour lesquelles les victimes avaient fait l’ultime sacrifice. Des accords secrets, des obstructions à la justice sont des actes de mépris pour les victimes et leurs familles qui ne cherchent aucune vengeance mais simplement que la vérité soit établie et justice rendue. Trois cents familles attendent toujours la vérité sur la mort de leurs proches, comme celle de Dulcie September assassinée à Paris le 29 mars 1988.


When they came for me, The hidden diary of an apartheid prisoner

When they came for me, The hidden diary of an apartheid prisoner John R Schlapoberski Editions Berghahn avril 2021

Il a fallu beaucoup de temps avant que l’auteur publie le journal qu’il avait tenu secrètement pendant les 55 jours de sa détention. Arrêté parce que soupçonné d’être un opposant au régime, d’avoir des amis noirs, et des lectures subversives, le cauchemar a commencé le vendredi 13 juin 1969. Pendant cinq jours, obligé de se tenir pied nu sur une brique, John Schlapoberski a été privé de sommeil, soumis aux questions de ses bourreaux qui se relayaient jour et nuit. Un des tortionnaires exaspéré par son silence lui dira « Mr Schlapoberski, ici ce n’est pas l’Algérie avec sa réserve sans fin de terroristes de la Casbah. Les Français n’avaient aucune chance de contrôler les Arabes là-bas. Mais ils nous en ont appris assez pour contrôler notre population ici ». Des membres de la sécurité sud-africaine sont allés en Algérie apprendre les techniques de torture, comme la privation de sommeil infligée à ce jeune sud-africain. Un livre témoin des liens entre la France et le régime d’apartheid.


Nouvelle brève

Jacob Zuma devant le juge : je plaide non coupable Plus de dix ans après avoir été accusé de fraude, corruption, blanchiment d’argent, racket, Jacob Zuma s’est enfin présenté devant le tribunal de Pietermarizburg ce mercredi 26 mai. Il a écouté le juge lire l’acte d’accusation et a répondu qu’il plaidait non coupable. Il est accusé d‘avoir reçu 791 paiements entre 1995 et 2004 de la part de Thalès. Ces versements se faisaient par l’intermédiaire d’une société appartenant à Shab Shaik, Nkobi Group. Mais comme ni Shaik, ni sa compagnie n’avait les fonds nécessaires pour faire de tels versements, ils empruntaient de l’argent avec un fort taux d’intérêt. Ces sommes présentées comme des prêts n’ont jamais été remboursées. Entre 1999 et 2000, Thales et Shaik avait décidé de verser 500 000 rands annuels (environ 30 000 euros) à Jacob Zuma afin qu’il les protège de toute enquête compromettante dans cette affaire d’achats d’armes. Une société basée à l’île Maurice servait d’intermédiaire à Thalès pour les versements. Thalès réglait aussi les notes d’hôtels et d’achats de costumes quand Jacob Zuma venait en voyage à Paris. Zuma est accusé de fraudes, blanchiment d’argent et racket. L’avocate représentant Thalès a rejeté toutes ces accusations. A la sortie du tribunal, les amis de Jacob Zuma étaient venus apporter leur soutien à l’ancien président. Parmi eux, Ace Magashule, le secrétaire général de l’ANC lui–même accusé de fraude et corruption et suspendu de ses fonctions en attendant son procès. Le procès de Jacob Zuma qui pourrait durer plusieurs semaines est l’un des procès les plus importants pour l’Afrique du Sud. Renapas.rezo.net


Guerre ouverte des factions au sein de l’ANC

La guerre est déclarée entre les factions de l’ANC après la suspension du secrétaire général du parti, Ace Magashule. Celui-ci refuse d’obéir et à écrit une lettre au Président Cyril Ramaphosa pour lui dire qu’il le suspendait de ses fonctions pourcause de corruption. Magashule prétend dans sa lettre qu’il a le pouvoir de suspendre le président, ce qui est faux Seule le NEC (National Executive Committee) a ce pouvoir Ce comité exécutif compte 84 membres est c’est la plus haute instance du parti. C’est le NEC qui nomme les 26 membres du NWC (National Working Committee), comité qui a pris la décision de suspendre Ace Magashule de ses fonctions. Une trentaine de membres de l’ANC ont aussi reçu une lettre de suspension pour accusation de corruption. Tous veulent faire appel devant la justice en prenant pour argument la présomption d’innocence garantie par la constitution. Le NEC va se réunir dimanche 9 mai pour prendre des décisions définitives.




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