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Actualités sociales
sur l'Afrique australe

Les mines illégales de charbon empoisonnent l’Afrique du Sud

Le sous-sol sud-africain regorge de charbon, au point que SASOL, le géant pétrochimique avait mis au point la technique de fabrication d’essence à partir du charbon , pour contourner l’embargo sur le pétrole qui frappait le régime d’apartheid. Cette richesse pour les uns fait aussi le malheur de ceux qui vivent près des mines de la province du Mpumanlaga.

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Climat, corruption, incompétence : trio pour un désastre au Kwazulu-Natal

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la province du Kwazulu-Natal n’ont rien d’exceptionnel dans le calendrier de l’Afrique australe. Ce qui est exceptionnel, c’est l’ampleur du désastre : plus de quatre cents morts, des fleuves de boue dévastant tout et une population désespérée. Le dérèglement climatique a bon dos, mais il n’est pas le seul en cause.

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La présidente de Ligue des femmes de l’Anc inculpée pour parjure

Bathabile Dlamini, ancienne ministre du Développent social a été inculpée de parjure le 9 mars 2022. Elle était en charge du versement de l’aide sociale à 17 millions de personnes en Afrique du Sud. Elle était aussi présidente de la Ligue des femmes de l’ANC qui va être dissoute. La dérive d’une femme de pouvoir.

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Vol de carburant, une activité très lucrative en Afrique du Sud

Pour acheminer 250 millions de litres de carburant chaque semaine du port de Durban dans cinq provinces du pays, 3800 kilomètres d’oléoduc, enfouis à deux mètres sous terre, traversent des fermes et des champs. Proie facile pour des gangs bien organisés à qui le vol rapporte gros étant donné la flambée des prix du pétrole.

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BRICS, Ukraine et Nations unies

Brésil, Russie, Inde, Chine un assemblage de géants, imaginé par un économiste de Golden Sachs en 2001, qui voyait dans ces pays émergents les futurs géants économiques mondiaux. L’Afrique du Sud, un nain économique, a cru bon de s’y associer en 2009. La guerre en Ukraine fait voler en éclats cet attelage bancal et le retour du chacun pour soi s’affiche aux Nations unies.

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Faut-il sortir l’assassin de Chris Hani de prison ?

Janusz Walus a été condamné la prison à vie pour le meurtre de Chris Hani, dirigeant de l’Anc et du Parti communiste d’Afrique du Sud, le 10 avril 1993. Après près de trente ans d’emprisonnement, il demande une liberté conditionnelle devant la Cour constitutionnelle. Son cas pose des questions éthiques et politiques. Peut-on invoquer Ubuntu pour celui qui a failli déclencher une guerre civile ?

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Identité et Xénophobie : le cas de l’Afrique du Sud

Le préambule de la constitution sud-africaine affiche que le pays est une démocratie unie, non-raciale et non–sexiste, pourtant les flambées de violence raciale, la chasse « aux étrangers », la mise en cause du « capitalisme blanc » minent cette jeune démocratie. Alors qu’identité et racisme font florès un peu partout dans les vieilles démocraties, le cas sud-africain n’est pas sans intérêt.

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Le rapport Zondo ou comment piller les caisses de l’Etat

Le juge Zondo, président de la commission ayant pour mission de faire la clarté sur le pillage des caisses de l’Afrique du Sud par la famille Gupta, la complicité de cabinets internationaux de conseil et d’audit et la corruption endémique, vient de publier son deuxième rapport, tout aussi explosif que le premier, à quelques jours du discours présidentiel sur l’état de la nation.

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Mines de charbon et rivières, l’impossible cohabitation

La veille de Noël, un barrage a cédé libérant 1,5 millions de litres d’eau contenant des scories de la mine sud- africaine Zulululand Anthracite Colliery (ZAC) dans les rivières avoisinantes, seules sources d’eau potable pour la population et le bétail des villages ; leurs eaux noires traversent un parc naturel. La population a été alertée du danger deux semaines plus tard.

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Un cercueil de bois contre un costume Versace

Les funérailles de l’archevêque Desmond Tutu à peine finies, un incendie ravageait le Parlement sud-africain. Jamais la presse n’avait consacré autant d’articles à la mort d’un des géants de la lutte contre l’apartheid, à part celle de Nelson Mandela, qu’il fallait relater vite l’incendie du parlement. Deux symboles de l’histoire sud-africaine.

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Les brèves

Les mines sud-africaines sont toujours mortelles

Alors que l’année 2021 n’est pas arrivée à son terme, soixante mineurs ont trouvé la mort au travail, dans les mines d’or, de charbon et de platine. Le syndicat national des mineurs (NUM) dénonce cette situation alarmante. Le dernier accident mortel a eu lieu dans une mine de platine le 27 novembre dernier. La pandémie du Covid 19 impacte durement les mineurs car elle sert d’alibi pour supprimer des emplois, retarder la mise en place de systèmes de sécurité plus performants. Le NUM demande que la sécurité et la santé des travailleurs soient les priorités des compagnies minières avant leurs profits.


Nous ne saurons jamais la vérité sur la mort d’Ahmed Timol

Ahmed Timol était un militant de l’Anc et du Sacp mort en détention le 29 octobre 1971. Probablement torturé à mort, ses geôliers avaient jeté son corps par la fenêtre pour faire croire à un suicide. L’acharnement de la famille pour connaître la vérité vient de prendre fin avec la mort du dernier geôlier survivant Joao Rodriguez le 9 septembre 2021. La famille avait réussi à faire ré-ouvrir le dossier qui faisait parti de ceux pour lesquels la Commission Vérité et Réconciliation recommandait une poursuite d’enquête. Ne pas connaître toute la vérité sur les crimes commis sous le régime d’apartheid est un déni de justice pour les familles, mais aussi un reniement des valeurs pour lesquelles les victimes avaient fait l’ultime sacrifice. Des accords secrets, des obstructions à la justice sont des actes de mépris pour les victimes et leurs familles qui ne cherchent aucune vengeance mais simplement que la vérité soit établie et justice rendue. Trois cents familles attendent toujours la vérité sur la mort de leurs proches, comme celle de Dulcie September assassinée à Paris le 29 mars 1988.


When they came for me, The hidden diary of an apartheid prisoner

When they came for me, The hidden diary of an apartheid prisoner John R Schlapoberski Editions Berghahn avril 2021

Il a fallu beaucoup de temps avant que l’auteur publie le journal qu’il avait tenu secrètement pendant les 55 jours de sa détention. Arrêté parce que soupçonné d’être un opposant au régime, d’avoir des amis noirs, et des lectures subversives, le cauchemar a commencé le vendredi 13 juin 1969. Pendant cinq jours, obligé de se tenir pied nu sur une brique, John Schlapoberski a été privé de sommeil, soumis aux questions de ses bourreaux qui se relayaient jour et nuit. Un des tortionnaires exaspéré par son silence lui dira « Mr Schlapoberski, ici ce n’est pas l’Algérie avec sa réserve sans fin de terroristes de la Casbah. Les Français n’avaient aucune chance de contrôler les Arabes là-bas. Mais ils nous en ont appris assez pour contrôler notre population ici ». Des membres de la sécurité sud-africaine sont allés en Algérie apprendre les techniques de torture, comme la privation de sommeil infligée à ce jeune sud-africain. Un livre témoin des liens entre la France et le régime d’apartheid.


Nouvelle brève

Jacob Zuma devant le juge : je plaide non coupable Plus de dix ans après avoir été accusé de fraude, corruption, blanchiment d’argent, racket, Jacob Zuma s’est enfin présenté devant le tribunal de Pietermarizburg ce mercredi 26 mai. Il a écouté le juge lire l’acte d’accusation et a répondu qu’il plaidait non coupable. Il est accusé d‘avoir reçu 791 paiements entre 1995 et 2004 de la part de Thalès. Ces versements se faisaient par l’intermédiaire d’une société appartenant à Shab Shaik, Nkobi Group. Mais comme ni Shaik, ni sa compagnie n’avait les fonds nécessaires pour faire de tels versements, ils empruntaient de l’argent avec un fort taux d’intérêt. Ces sommes présentées comme des prêts n’ont jamais été remboursées. Entre 1999 et 2000, Thales et Shaik avait décidé de verser 500 000 rands annuels (environ 30 000 euros) à Jacob Zuma afin qu’il les protège de toute enquête compromettante dans cette affaire d’achats d’armes. Une société basée à l’île Maurice servait d’intermédiaire à Thalès pour les versements. Thalès réglait aussi les notes d’hôtels et d’achats de costumes quand Jacob Zuma venait en voyage à Paris. Zuma est accusé de fraudes, blanchiment d’argent et racket. L’avocate représentant Thalès a rejeté toutes ces accusations. A la sortie du tribunal, les amis de Jacob Zuma étaient venus apporter leur soutien à l’ancien président. Parmi eux, Ace Magashule, le secrétaire général de l’ANC lui–même accusé de fraude et corruption et suspendu de ses fonctions en attendant son procès. Le procès de Jacob Zuma qui pourrait durer plusieurs semaines est l’un des procès les plus importants pour l’Afrique du Sud. Renapas.rezo.net




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